Guinée : le gouvernement interdit les animaux en liberté dans les villes

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Image générée par IA.

Face à la récurrence des conflits agropastoraux et aux risques sécuritaires liés à la présence d’animaux en liberté dans les zones urbaines, le gouvernement guinéen franchit un cap réglementaire décisif. Un arrêté conjoint, signé le 30 septembre 2026 par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et le ministre de l’Élevage, fixe désormais un cadre strict sur l’ensemble du territoire national.

L’arrêté interdit catégoriquement la divagation des animaux domestiques (bovins, ovins, caprins, porcins ou équins) dans toutes les zones urbaines et périurbaines du pays. Les axes routiers, les marchés, les abords des écoles, des hôpitaux, des lieux de culte et des infrastructures stratégiques sont désormais formellement proscrits au pâturage libre.

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En ville, le texte proscrit toute forme d’élevage extensif et impose le cantonnement obligatoire en enclos ou dans des bergeries fermées respectant les normes sanitaires et environnementales.

Désormais, les propriétaires ou détenteurs d’animaux sont soumis à une obligation de garde permanente, de jour comme de nuit. Ils seront tenus directement responsables de tout dommage causé par leurs bêtes aux personnes, aux cultures ainsi qu’aux biens publics ou privés. L’identification préalable des animaux devient également une exigence légale.

Mise en place de fourrières et gestion des litiges

Pour faire appliquer ces mesures, chaque préfecture et commune urbaine devra se doter d’au moins une fourrière officielle. Les animaux capturés en état de divagation y seront placés, et leur restitution sera conditionnée au paiement d’amendes et de frais de garde fixés par un barème officiel.

Sur le plan social, le gouvernement privilégie le règlement à l’amiable des litiges via des comités locaux compétents.

Toutefois, les contrôles sur le terrain seront assurés conjointement par les services techniques, les collectivités locales et les forces de défense et de sécurité. Les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par le Code pastoral en vigueur.