Le naufrage d’une embarcation transportant près de 350 migrants entre Djibouti et le Yémen a fait au moins 139 morts et laissé 84 personnes portées disparues. Le drame s’est produit dans la nuit du 8 au 9 octobre, au large d’Obock, dans le nord de Djibouti. Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les disparus.
Les premières informations faisaient état de 109 décès et de 116 personnes disparues. Quelques heures plus tard, la découverte de 30 corps supplémentaires a porté le nombre de victimes à au moins 139 morts. Malgré cette actualisation, le bilan reste provisoire. Les équipes de secours poursuivent leurs opérations de recherche et de sauvetage dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants.
Toutes les victimes seraient de nationalité éthiopienne, selon les informations communiquées. Ce nouveau drame met en lumière les risques considérables auxquels s’exposent les migrants qui empruntent la route migratoire de l’Est, reliant la Corne de l’Afrique à la péninsule Arabique.
Chaque année, des milliers d’Éthiopiens quittent leur pays, poussés notamment par les difficultés économiques et l’espoir d’accéder à de meilleures perspectives professionnelles. Beaucoup cherchent à rejoindre les pays du Golfe, en particulier l’Arabie saoudite, en passant par le Yémen.
Pourtant, la traversée demeure périlleuse. Malgré le conflit qui secoue le Yémen et les violences qui continuent de menacer la région, les départs ne cessent pas. Pour de nombreux candidats à la migration, l’espoir d’une vie meilleure l’emporte sur les dangers du voyage.
Ce naufrage rappelle une nouvelle fois le lourd tribut humain payé sur les routes migratoires. Derrière les chiffres, ce sont des familles endeuillées, des proches sans nouvelles et des dizaines de destins suspendus aux opérations de secours en cours.

