À la barre, Balla Kandé n’a pas contesté les faits mis à sa charge. Poursuivi pour abus de confiance, il a reconnu avoir utilisé les deux véhicules que lui avait confiés Mamadou Alpha Diallo, expliquant les avoir mis en gage pour obtenir de l’argent et poursuivre les travaux d’un chantier dont il avait la charge.
Détenu depuis le 21 juillet 2026, Balla Kandé a comparu ce jeudi 8 octobre devant le tribunal de première instance de Dixinn. L’affaire concerne deux véhicules appartenant à Mamadou Alpha Diallo, que le prévenu reconnaît avoir mis en gage.
Devant le juge, il a tenté de revenir sur les circonstances qui l’ont conduit à agir ainsi. Selon ses explications, Mamadou Alpha Diallo lui avait confié la gestion de son chantier et remis une somme d’argent destinée à financer les travaux. Mais l’argent aurait finalement été perdu. « Il m’avait donné un certain montant pour s’occuper de son chantier, mais l’argent a été perdu avec moi. Les véhicules qu’il m’a confiés, je les ai mis en gage afin d’obtenir de l’argent pour continuer à suivre le chantier », a-t-il déclaré.
Le préjudice demeure toutefois. Selon le ministère public, les deux véhicules n’ont pas été récupérés par leur propriétaire. Mamadou Alpha Diallo a néanmoins accordé son pardon à Balla Kandé à travers une lettre de désistement versée au dossier.
Pour le parquet, ce désistement ne suffit pas à effacer les faits reprochés. À l’audience, Fanka Oularé a estimé qu’une sanction restait nécessaire.
Le ministère public a ainsi requis que Balla Kandé soit déclaré coupable et condamné à six mois d’emprisonnement assortis du sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.
Avant que le tribunal ne rende sa décision, Balla Kandé a une nouvelle fois demandé la clémence. Son passage en détention, dit-il, lui aurait permis de prendre conscience de la gravité de son acte. « Je regrette ce que j’ai fait. Le temps que j’ai passé en prison, j’ai beaucoup appris. Je demande encore pardon », a-t-il plaidé.
Après les débats, le tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui étaient reprochés. Pour la répression, Balla Kandé a été condamné à un an d’emprisonnement assorti du sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.

