« Je ne savais pas qu’il y avait des caméras » : un agent de sécurité condamné pour vol

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Aly Camara n’a pas attendu longtemps avant de reconnaître les faits. À la barre du tribunal de première instance de Dixinn, ce jeudi 8 octobre 2026, cet agent de sécurité d’origine sierra-léonaise a admis s’être introduit à plusieurs reprises dans une maison qu’il avait pourtant pour mission de surveiller. À chaque passage, il repartait avec des objets appartenant aux occupants.

Détenu depuis le 5 août 2026, il était poursuivi pour vol. À l’issue des débats, le tribunal l’a déclaré coupable, après avoir requalifié d’office les faits en vol aggravé. Aly Camara a finalement écopé d’un an d’emprisonnement, dont six mois assortis du sursis.

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Devant le juge Mohamed Sangaré, le prévenu n’a pas tenté de contester les accusations portées contre lui. Il a même reconnu s’être rendu plusieurs fois dans la maison. « Je suis parti là-bas quatre fois », a-t-il déclaré à l’audience.

À chacune de ces visites, a-t-il reconnu, il prenait un ou plusieurs objets avant de repartir.

Le dossier présente une particularité : Aly Camara connaissait les lieux parce qu’il y travaillait. Il avait été recruté par la partie civile en qualité d’agent de sécurité, avec pour responsabilité de surveiller la maison pendant les absences du propriétaire et de sa famille.

C’est précisément durant ces périodes qu’il aurait profité de l’absence des occupants pour s’emparer de certains biens.

Au cours de l’audience, le président est également revenu sur les circonstances dans lesquelles l’agent de sécurité a été identifié. Les images issues des caméras de vidéosurveillance auraient permis de remonter jusqu’à lui.

Le juge Mohamed Sangaré lui a alors posé directement la question : « Savez-vous qu’il y a des caméras de surveillance là-bas ? »

La réponse du prévenu a été sans détour : « Non, je ne savais pas. »

Aly Camara a ensuite tenté de préciser comment il avait pu accéder aux objets qu’il reconnaît avoir emportés. Il a expliqué que la pièce dans laquelle ils se trouvaient n’était pas fermée à clé. « Le propriétaire m’a commissionné avec sa sœur pour aller nettoyer. Après, elle a oublié de refermer la porte à clé. J’ai pris quelques objets », a-t-il expliqué.

Cette version n’a cependant pas remis en cause son aveu. Le prévenu a maintenu avoir pris les objets en question.

À l’issue des débats, le ministère public, représenté par Mamadou Yaya Fatoumata Boiro, a considéré que les éléments constitutifs de l’infraction étaient réunis. Le parquet a toutefois relevé une difficulté : la valeur exacte des biens concernés n’était pas encore établie.

Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a demandé au tribunal de déclarer Aly Camara coupable et de le condamner à six mois d’emprisonnement. Il a également sollicité la réservation des intérêts de la partie civile.

À son tour, le prévenu a pris la parole pour demander la clémence du tribunal. Il a notamment insisté sur la valeur, selon lui limitée, des objets emportés et sur sa situation personnelle. « Les objets que j’ai pris là-bas ne sont pas trop chers. Je demande au tribunal de me libérer, je n’ai personne ici pour m’aider », a-t-il déclaré.

Le tribunal n’a finalement pas retenu la peine proposée par le parquet.

Statuant sur l’action publique, le président Mohamed Sangaré a déclaré Aly Camara coupable, après avoir requalifié d’office les faits en vol aggravé.

Pour la répression, l’agent de sécurité a été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis.