“Rien n’est tard” : le SNE met la pression sur le gouvernement à trois semaines de la rentrée

5 min de lecture
Aboubacar Diesto Camara, chargé de communication du SNE

À trois semaines de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre prochain, le Syndicat national de l’éducation (SNE) maintient la pression sur le gouvernement. Le syndicat réclame l’application des engagements contenus dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 et appelle à une reprise rapide des négociations.

Cette position intervient au lendemain d’une rencontre entre l’Intersyndicale de l’Éducation et le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale (METPS). À l’issue de cette réunion, le SNE estime que les discussions doivent se poursuivre et n’exclut pas de recourir à des actions de protestation, pouvant aller jusqu’à un appel à ne pas reprendre les cours.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

« Nous disons qu’il faut respecter les engagements signés librement depuis le 3 janvier 2026 », a déclaré Aboubacar Diesto Camara, responsable de la communication du SNE, dans une interview accordée à Guinée360 ce samedi 12 septembre.

Parmi les principales préoccupations de l’Intersyndicale figurent le statut particulier des enseignants, la situation des enseignants contractuels communaux non retenus ainsi que le traitement des actes de nomination des cadres du système éducatif.

Ces questions ont été abordées lors de la rencontre tenue vendredi 11 septembre entre l’Intersyndicale de l’Éducation, composée notamment du SNE, du SLECG et de la FSPE, et Ramatoulaye Camara, Secrétaire générale du METPS.

Pour le SNE, cette rencontre constitue une première étape, sans toutefois permettre de considérer les revendications des enseignants comme réglées. « Il n’y a pas eu de satisfaction, mais il n’y a pas eu aussi de déception. Donc, nous sommes attentifs, nous sommes vigilants », a expliqué Aboubacar Diesto Camara.

Selon le responsable syndical, certaines des préoccupations soulevées ne relèvent pas directement des attributions du METPS, notamment celles concernant les enseignants contractuels communaux.

La Secrétaire générale aurait néanmoins indiqué qu’elle transmettrait les différentes préoccupations au Premier ministre afin de favoriser une reprise des négociations dans les meilleurs délais.

« Elle a promis de tout mettre en œuvre pour mettre les différentes préoccupations à la disposition du Premier ministre pour qu’une négociation soit relancée le plus vite possible », rapporte Aboubacar Diesto Camara.

Elle aurait également annoncé son intention de prendre attache avec son homologue de la Fonction publique, au regard de la nature de certains dossiers évoqués au cours des échanges.

Salaires, primes et déficit d’enseignants

Le SNE met également en avant la situation d’enseignants dont les salaires ou les primes seraient bloqués. Le syndicat demande le rétablissement des droits des agents concernés ainsi que le paiement des primes qui leur seraient dues.

«Ce que nous cherchons, c’est comment rétablir les enseignants débloqués dans leur droit, les enseignants qui ont été débloqués, comment rétablir leurs primes », souligne le responsable de la communication du SNE.

À ces revendications s’ajoute la question des effectifs. Le syndicat estime que le déficit d’enseignants constitue toujours une difficulté importante pour le fonctionnement des établissements scolaires et la préparation de la prochaine rentrée.

Malgré les désaccords persistants, le SNE considère qu’une solution négociée reste possible. À trois semaines de la rentrée, le syndicat estime que le gouvernement dispose encore d’un délai pour répondre aux différentes revendications.

« Il reste trois semaines avant la rentrée, rien n’est tard, même en une journée une solution peut-être trouvée », affirme Aboubacar Diesto Camara.

En l’absence d’avancées concrètes, l’Intersyndicale pourrait toutefois envisager des actions de protestation. L’un des scénarios évoqués consiste à appeler les enseignants à ne pas reprendre les cours.

« Nous allons demander à la partie enseignante de rester à la maison jusqu’à ce que notre voix soit entendue et que nos préoccupations soient satisfaites », prévient le responsable syndical.