À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au 5 octobre prochain, la Fédération guinéenne des parents d’élèves, étudiants et amis de l’école (FEGUIPAE) appelle les autorités à prendre des dispositions pour garantir une reprise des cours dans de bonnes conditions. Si elle salue la date retenue par le gouvernement, l’organisation met en avant plusieurs défis qui nécessitent, selon elle, une réponse urgente de l’État.
Parmi les principales préoccupations soulevées figurent le manque d’enseignants, notamment dans les écoles communautaires, la qualité de certains recrutements ainsi que l’état des infrastructures scolaires affectées par la saison des pluies.
Pour la présidente de la FEGUIPAE, Adama Sow, la fixation de la rentrée au 5 octobre constitue une décision positive après plusieurs mois de vacances.
« Nous accueillons avec joie la décision de l’ouverture pédagogique pour le 5 octobre, parce que nos enfants ne vont pas rester éternellement en vacances. Il faut qu’ils reprennent les cours », s’est-elle réjouie.
Elle appelle toutefois les enseignants à répondre présents dès la reprise.
« Je souhaite que tous les enseignants acceptent de reprendre les cours et qu’ils soient déjà prêts », a-t-elle déclaré.
Pour la FEGUIPAE, l’un des principaux défis auxquels le système éducatif reste confronté est le manque d’enseignants dans plusieurs établissements, particulièrement dans les écoles communautaires.
L’organisation demande à l’État de renforcer les effectifs, tout en veillant à la qualification des enseignants affectés dans les établissements scolaires.
« Il faut nous aider à avoir des enseignants de qualité, mais aussi en nombre suffisant pour les écoles », a plaidé Adama Sow.
La présidente de la FEGUIPAE s’inquiète également des conditions dans lesquelles certains enseignants sont recrutés au niveau communautaire. Elle estime que le choix des candidats sur la base de liens familiaux ou communautaires peut parfois se faire au détriment de leurs qualifications.
« La plupart des enseignants recrutés par les communautés sont choisis parmi leurs proches, leurs enfants, leurs ressortissants, alors qu’ils n’ont pas toujours le niveau nécessaire. Il faut revoir cela et tenir compte de ces écoles communautaires. Il faut voir comment les doter d’enseignants en nombre suffisant et de qualité, parce que ce sont des enfants de la Guinée », a-t-elle souligné.
Autre sujet d’inquiétude : l’état de certaines infrastructures scolaires. Selon Adama Sow, plusieurs établissements ont subi des dégâts au cours de la saison des pluies, notamment au niveau des toitures et des murs.
« Concernant les infrastructures, il faut également s’en occuper, parce que la qualité de certaines infrastructures construites n’est pas satisfaisante. Avec l’hivernage, beaucoup d’écoles ont perdu leur toiture et certains murs sont tombés. Il faut donc prendre des dispositions avant l’ouverture », a-t-elle sollicité.
La FEGUIPAE invite ainsi les autorités à procéder aux réparations nécessaires avant l’arrivée des élèves, afin de leur garantir un environnement d’apprentissage sûr et adapté.
Au-delà des questions liées aux enseignants et aux infrastructures, l’organisation insiste sur la nécessité de préparer les établissements sur le plan de l’assainissement. Elle appelle notamment les parents d’élèves à s’impliquer aux côtés des directions des écoles.
« Les enfants doivent trouver des écoles propres. Il ne faut pas qu’ils viennent à l’école et qu’ils perdent encore des heures de cours pour le nettoyage des établissements. C’est maintenant qu’il faut s’occuper de tout cela, en concertation avec les directions des écoles afin qu’elles soient prêtes à accueillir les enfants », a insisté la présidente de la FEGUIPAE.
À moins d’un mois de la rentrée, la FEGUIPAE souhaite donc que les différents acteurs du système éducatif, avec l’appui de l’État, anticipent les difficultés liées aux ressources humaines, aux infrastructures et à l’assainissement. Pour l’organisation, l’enjeu est de permettre aux élèves de reprendre les cours le 5 octobre dans des conditions suffisamment favorables à leur apprentissage.

