Prison civile de Coyah : surpopulation, restrictions alimentaires et absence d’accès aux avocats après le transfert de détenus

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Les inquiétudes grandissent autour du récent transfert de détenus depuis la maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah.

Selon plusieurs sources, ces personnes privées de liberté se trouvent aujourd’hui dans une situation particulièrement critique, caractérisée par une dégradation marquée de leurs conditions de détention et une violation manifeste de leurs droits fondamentaux.

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​Parmi les personnes transférées figurerait “une soixantaine de femmes, entassées dans une seule cellule, contraintes de passer la nuit assises à même le sol par manque d’espace.”

​Sur le plan alimentaire, le constat demeure alarmant, ajoute déplore une source. Les détenus n’auraient droit qu’à un seul repas par jour.

​Autre motif de préoccupation majeure : l’accès aux conseils juridiques.

Depuis leur arrivée à la maison d’arrêt de Coyah, les prisonniers sont privés de tout contact avec leurs défenseurs. Interrogés, plusieurs avocats de la défense se disent complètement dépassés par la situation. Ils dénoncent le refus inexpliqué et injustifié des autorités pénitentiaires de les laisser rencontrer leurs clients.

Nos tentatives d’avoir la Direction de l’administration pénitentiaire se sont avérées vaines.

​Face à ce mutisme des autorités et à l’opacité entourant ces transferts, la détresse et l’incompréhension prévalent chez les proches des détenus, qui s’interrogent désormais ouvertement sur les véritables motivations de cette opération.