« Nous avons le droit de faire appel de la décision qui a été rendue » : la défense de Sékou Keïta réagit après le verdict

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Après le verdict rendu ce jeudi 13 août 2026 dans l’affaire de fraude présumée au concours de recrutement des auditeurs de justice, la défense de Sékou Keïta et de Maciré Camara annonce son intention de faire appel de la décision du Tribunal de première instance de Dixinn.

Me Amadou Oury Diallo, avocat des deux prévenus, s’est dit satisfait de la décision rendue, tout en contestant certaines de ses dispositions. « C’est un sentiment de satisfaction. C’est la justice, elle est comme ça. Le juge a statué conformément à ce qu’il a compris dans la décision, à la suite des débats qui se sont tenus devant lui. »

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L’avocat rappelle toutefois que ses clients disposent du droit de contester le jugement devant la juridiction supérieure. « Nous aussi, nous avons les droits, notamment celui de faire appel de la décision qui a été rendue, et nous allons faire application de la loi pour faire réexaminer cette décision. »

Me Amadou Oury Diallo affirme que la défense n’est pas d’accord avec les sanctions prononcées contre ses clients. Sékou Keïta a été condamné à un an d’emprisonnement et 2 millions de francs guinéens d’amende, tandis que Maciré Camara a écopé d’une amende de 2 millions de francs guinéens et d’une interdiction de participer au concours d’auditeur de justice pendant cinq ans. « On ne comprend pas pourquoi les deux peuvent être condamnés pour une peine comme celle-ci, pour Sékou un an d’emprisonnement et pour Maciré 2 millions d’amende et cinq ans d’interdiction de postuler au concours d’auditeur de justice. »

Pour l’avocat, ces sanctions portent atteinte aux intérêts de ses clients et justifient l’exercice d’un recours. « Ces éléments portent considérablement grief aux droits de nos clients. C’est pourquoi on va relever appel pour nous permettre de rediscuter du mal-fondé de la décision qui a été rendue. »

La défense entend ainsi soumettre à nouveau le dossier à l’appréciation de la juridiction d’appel, estimant que les conditions dans lesquelles le droit a été appliqué doivent être réexaminées.
« Le droit, certes, a été dit, mais est-ce qu’il a été dit dans les conditions requises telles que prises par la loi ? »

Revenant sur les réquisitions du procureur, qui avait demandé deux ans de prison ferme et 2 millions de francs guinéens d’amende contre chacun des prévenus, Me Amadou Oury Diallo estime que le ministère public était dans son rôle. « Le procureur est libre dans ses réquisitions de requérir ce qu’il pense au mieux de son action, de ses poursuites. »

L’avocat rappelle toutefois que la défense avait, de son côté, demandé la relaxe de ses clients. « Nous aussi, nous avons sollicité auprès du Tribunal des mesures qui consistent à les renvoyer des fins de la poursuite. »

Selon lui, les réquisitions du parquet n’ont pas directement déterminé la décision finale du Tribunal. « Ça n’a pas eu d’incidence sur la décision du juge. C’est pourquoi le juge a pris la décision selon sa compréhension des faits. »

Après avoir échangé avec leurs clients à la suite du verdict, les avocats de la défense annoncent donc leur décision de relever appel du jugement rendu par le Tribunal de première instance de Dixinn.