Labé : le kg de viande à 50 000 GNF, aucun abattage depuis le 1er août

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La mesure fixant le prix du kilogramme de viande bovine à 50 000 francs guinéens, entrée en vigueur le 1er août 2026, connaît déjà ses premières conséquences sur le terrain. Depuis cette date, aucun abattage de bœufs n’a été effectué au niveau de l’abattoir de Labé, selon plusieurs acteurs de la filière.

Les bouchers justifient cette situation par l’impossibilité, selon eux, de vendre la viande au prix arrêté par les autorités communales tout en couvrant le coût d’achat des animaux et les différentes charges liées à leur activité.

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« À 50 000 francs le kilogramme, nous travaillons à perte. Même le prix d’achat du bœuf ne sera pas couvert, sans compter les frais de transport, d’abattage et les autres dépenses. Dans ces conditions, il nous est impossible de poursuivre les abattages », confient des bouchers sous l’anonymat.

Cette situation intervient quelques jours seulement après l’accord conclu entre la Commune urbaine de Labé et les représentants des bouchers. Cet accord prévoyait une période transitoire durant laquelle le kilogramme de viande était vendu à 60 000 GNF jusqu’au 31 juillet 2026, avant d’être fixé à 50 000 GNF à compter du 1er août.

Les autorités communales avaient présenté cette décision comme un compromis visant à préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en tenant compte des préoccupations des professionnels de la filière. Toutefois, les bouchers estiment aujourd’hui que le prix retenu ne reflète pas les réalités du marché du bétail.

L’absence d’abattage depuis l’entrée en vigueur du nouveau tarif fait craindre des perturbations dans l’approvisionnement du marché en viande, si aucun nouveau consensus n’est trouvé entre les différentes parties.

Pour l’heure, les autorités communales n’ont pas encore réagit à cette situation.