Fonction publique : après les 5 125 annoncés, le ministère évoque finalement 6 678 licenciements

3 min de lecture
Faya François BOUROUNO, Ministre du Travail et de la Fonction publique

Après la publication, dans certains médias, d’un premier arrêté faisant état de la radiation de 5 125 fonctionnaires, le ministère du Travail et de la Fonction publique a apporté des précisions à travers un communiqué officiel. Le département annonce finalement le licenciement de 6 678 agents de l’État, invoquant plusieurs irrégularités administratives.

Dans son communiqué, le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique indique que cette décision fait suite à un vaste processus de contrôle administratif mené conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. Cette opération s’inscrit, selon le département dirigé par François Bourouno, dans la poursuite des réformes destinées à renforcer l’efficacité, la transparence et la performance de l’administration publique.
« Il a été procédé au licenciement de 6 678 agents de la fonction publique issus de divers services de l’administration publique », précise le communiqué. Le ministère souligne que cette mesure s’inscrit dans un processus continu d’assainissement de l’administration, dans le cadre de la dynamique de refondation de l’État engagée par le président de la République, Mamadi Doumbouya.

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Le département explique également que cette opération découle de la mise en service d’un nouveau système modernisé de gestion automatisée, de contrôle et de suivi des statuts ainsi que de la position administrative des agents de l’État. Cet outil permettrait, selon le ministère, un contrôle plus rigoureux des effectifs et une meilleure maîtrise de la masse salariale.

Les vérifications réalisées ont révélé plusieurs irrégularités, notamment des abandons de poste, des absences prolongées et injustifiées, des cas de décès non déclarés, ainsi que d’autres situations jugées incompatibles avec le maintien des agents concernés dans les effectifs de la fonction publique.
À travers ce communiqué, le ministère réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes visant à bâtir une administration moderne, efficace, intègre et davantage tournée vers le service des citoyens. Il entend également rétablir l’équité entre les agents qui accomplissent effectivement leur mission et ceux qui ne se présentent pas à leur poste, tout en renforçant la confiance des citoyens dans l’administration par la lutte contre les pratiques contraires à l’éthique et au service public.

Le ministère appelle l’ensemble des agents de l’État à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme afin de contribuer à la construction d’une administration performante, au service du peuple guinéen.