Le président américain, Donald Trump, a annoncé qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran devrait être signé ce dimanche 14 juin 2026, ouvrant ainsi la voie à une désescalade du conflit qui secoue le Moyen-Orient depuis plusieurs mois. Toutefois, Téhéran reste plus prudent sur le calendrier de sa finalisation.
Habitué aux déclarations spectaculaires, Donald Trump a affirmé que cet accord constitue l’exact opposé du Plan d’action global commun (JCPOA) conclu en 2015 entre l’Iran et les puissances du groupe P5+1 sous l’administration Obama.
« Mon accord avec l’Iran est exactement le contraire, un mur contre toute arme nucléaire », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Selon lui, le nouvel accord garantirait que l’Iran ne puisse plus acquérir l’arme nucléaire. « En réalité, ils ne veulent plus d’arme nucléaire et n’en auront plus, ni par achat, ni par développement, ni par aucun autre moyen d’acquisition », a-t-il assuré. « Le deal est prévu pour être signé demain et, immédiatement après sa signature, le détroit d’Ormuz sera ouvert à tous. »
Le président américain estime également que les relations entre Washington et Téhéran sont aujourd’hui « bien différentes et meilleures » que sous les administrations précédentes. Il a ajouté qu’une fois la situation stabilisée, les États-Unis s’emploieraient à éliminer définitivement les matériaux nucléaires iraniens.
« Au moment opportun, quand tout sera calme, nous irons récupérer la poussière nucléaire enfouie profondément sous les montagnes de granit grâce à nos magnifiques bombardiers B-2 et à leurs brillants pilotes, puis nous la détruirons, que ce soit en Iran ou aux États-Unis », a-t-il déclaré.
Donald Trump s’est également dit impatient « de travailler avec l’Iran et l’ensemble du Moyen-Orient dans les années à venir », tout en avertissant que les États-Unis disposent d’« une alternative ultime » si le processus venait à échouer.
Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, avait déclaré vendredi que le mémorandum d’Islamabad n’avait « jamais été aussi proche » de sa conclusion, invitant toutefois les médias à éviter toute spéculation sur son contenu avant sa finalisation.
Le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël a débuté le 28 février 2026 après des frappes conjointes américano-israéliennes contre des installations stratégiques iraniennes. Depuis, les hostilités ont entraîné d’importantes pertes humaines, de multiples représailles militaires et le blocage du détroit d’Ormuz, l’une des principales voies maritimes du commerce mondial des hydrocarbures.

