Face aux défis de la sécurité alimentaire et du développement rural, le gouvernement guinéen affiche une stratégie ambitieuse pour le secteur agricole. Objectif : moderniser les filières, attirer les investissements et faire émerger une véritable agro-industrie.
Lors de la présentation des grandes orientations de politique générale de son gouvernement, le Premier ministre Bah Oury a indiqué que l’agriculture occupe une place de choix dans l’action gouvernementale avec une ambition affichée de transformation structurelle du monde rural, incluant les activités d’élevage.
Le chef du gouvernement est revenu sur les acquis enregistrés ces dernières années. « 14 700 hectares ont été aménagés et 507 tracteurs distribués », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que « 45 000 promoteurs agricoles ont été accompagnés, dont 60 % de femmes ».
Sur le plan financier, les efforts consentis visent à soutenir durablement le secteur. « 298,5 milliards de francs guinéens ont été mobilisés via le FODA et le PDACG », a précisé le Premier ministre.
Au-delà du bilan, le gouvernement entend intensifier les investissements dans ce secteur stratégique. « Le programme s’articule autour de 32 mégaprojets et 10 réformes pour un volume d’investissements de 65 milliards de dollars », a-t-il annoncé.
Les orientations définies visent à transformer en profondeur le système de production. « Il s’agira de moderniser durablement l’agriculture, sécuriser le foncier, poursuivre la mécanisation et organiser les filières d’exportation », a expliqué Bah Oury.
L’ambition est également de renforcer la sécurité alimentaire et de dynamiser l’économie rurale. Le Premier ministre a évoqué la nécessité de « faire émerger une agro-industrie capable de nourrir le pays et d’alimenter les marchés régionaux ».
Bien que l’élevage n’ait pas été explicitement développé, il s’inscrit dans cette dynamique globale de développement rural. La volonté de « soutenir les revenus ruraux » et de structurer les filières agricoles laisse entrevoir une intégration des activités pastorales dans la stratégie gouvernementale.
À travers cette approche, les autorités ambitionnent de faire de l’agriculture et de l’élevage des moteurs de croissance, tout en améliorant les conditions de vie des populations rurales et en renforçant la résilience économique du pays.

