Rentrée scolaire 2026 : gouvernement et syndicats poursuivent les négociations, voici les points à retenir

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À moins d’une semaine de la rentrée scolaire, les négociations se poursuivent autour des revendications liées au statut particulier des enseignants. Ce mercredi 30 septembre 2026, le ministre de la Fonction publique, Faya François Bourouno, les responsables de l’intersyndicale de l’éducation, composée de la FSPE, du SLECG et du SNE, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, se sont retrouvés autour de la table des négociations.

La rencontre, placée sous l’égide du Conseil national du dialogue social, s’est tenue dans les locaux du ministère de la Fonction publique. Elle avait notamment pour objectif d’examiner les points encore en suspens dans le cadre des engagements pris entre les autorités et les organisations syndicales.

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Les discussions ont débuté à 11 heures et se sont déroulées à huis clos. Après environ quatre heures d’échanges, les différentes parties se sont séparées à 15 heures, avec plusieurs points examinés et de nouveaux engagements annoncés par les autorités.

À l’issue de la rencontre, Mohamed Bangoura, responsable de la communication du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), a livré le compte rendu des discussions.
Le protocole d’accord du 3 janvier 2026 passé en revue

Le responsable syndical a d’abord fait état d’une certaine satisfaction au terme de la rencontre. « C’est d’abord une satisfaction, comme convenu depuis le lundi au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale. Il fallait projeter le protocole d’accord du 3 janvier 2026 et voir les points non épongés. »

Selon Mohamed Bangoura, l’examen du protocole d’accord a permis d’identifier plusieurs situations qui restent encore en suspens, notamment celles concernant le paiement des salaires de certains enseignants. « C’est dans cette optique que dans un premier temps, nous avons projeté ce protocole d’accord et au quatrième point, nous nous sommes rendus compte qu’il y a encore des enseignants en situation de classe qui sont toujours en position de blocage de salaire. Une catégorie s’est retrouvée aussi dans le blocage de salaire pour faute de non recensement biométrique. Nous avons aussi abordé la question des 274 contractuels temporaires du MEPUA qui sont bloqués depuis 3 ans pour faute de biométrie et pour absence de compte bancaire. »

Les échanges ont également porté sur le reclassement des enseignants recyclés et la question de la transposition. « En ce qui concerne le reclassement des enseignants recyclés et de la transposition, des dispositions seront prises par la Direction générale de la Fonction publique. »

L’un des principaux points de désaccord demeure l’engagement à la Fonction publique des enseignants contractuels communaux non retenus, notamment ceux relevant de la zone spéciale de Conakry.

Sur cette question, Mohamed Bangoura a évoqué les échanges engagés entre le gouvernement et les responsables syndicaux. « Concernant l’épineuse question de l’engagement à la fonction publique des contractuels communaux non retenus et ceux de la zone spéciale de Conakry, il faut se dire que ce matin, le ministre François Bourouno a reçu en audience le Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée et ses pairs du mouvement syndical pour enfin débattre de la question qui pourrait aboutir à une rentrée scolaire 2026-2027 apaisée. »

Malgré les discussions engagées, le mouvement syndical entend maintenir la pression jusqu’à la satisfaction de ses revendications concernant l’intégration des enseignants contractuels communaux. « Nous pouvons rassurer ces enseignants contractuels que tant que nous ne les verrons pas avec un numéro matricule, nous ne baisserons pas la garde. Nous irons jusqu’au bout pour l’intégration à la fonction publique de ces enseignants contractuels communaux non retenus ayant obtenu la moyenne et l’enregistrement, comme convenu au point 7 du protocole d’accord. »

De nouvelles discussions attendues après le 2 octobre

Les négociations devraient se poursuivre dans les prochains jours. Les différentes parties ont convenu de reprendre les échanges après la célébration de la fête de l’Indépendance, prévue le 2 octobre, avec l’objectif de parvenir à un accord susceptible de favoriser une rentrée scolaire apaisée.

« Les débats vont continuer les jours à venir. Mais puisque nous voulons une quiétude sociale et une paix dans nos concessions scolaires, nous avons proposé après la célébration de l’indépendance de nous retrouver pour trouver maintenant le point final qui va aboutir à une rentrée scolaire apaisée. »

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, la question de l’intégration des enseignants contractuels communaux non retenus demeure ainsi au centre des discussions entre le gouvernement et les organisations syndicales de l’éducation.