Les ministères de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile ont pris un arrêté conjoint restreignant l’utilisation des dispositifs lumineux, gyrophares et avertisseurs sonores spéciaux sur les véhicules circulant sur la voie publique. La mesure s’applique sur l’ensemble du territoire national et prévoit des sanctions contre les contrevenants.
L’usage des gyrophares, dispositifs lumineux et avertisseurs sonores spéciaux est désormais soumis à des règles strictes en Guinée. Un arrêté conjoint des ministères de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile interdit leur utilisation sur les véhicules circulant sur la voie publique, sauf pour les personnes et services expressément habilités.
Selon le texte, cette restriction s’étend à l’ensemble du territoire national, quelle que soit la nature du réseau routier emprunté ou la qualité du propriétaire ou du détenteur du véhicule.
Sont notamment autorisés à faire usage de ces dispositifs le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat et le Premier ministre. Le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, ainsi que le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation figurent également parmi les autorités habilitées.
La liste comprend également le chef d’état-major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, le Directeur général de la Police nationale et le Directeur de l’École de guerre.
Les véhicules d’intervention des Forces armées, de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale et de la Protection civile sont également autorisés à utiliser ces équipements lorsqu’ils sont engagés dans des opérations. Le texte inclut aussi les véhicules des unités d’intervention mobiles hospitalières, notamment les ambulances et les corbillards.
Un régime particulier est par ailleurs prévu pour le ministre des Affaires étrangères dans l’exercice de sa mission diplomatique. Celui-ci bénéficie d’une escorte et de véhicules équipés de gyrophares ainsi que d’avertisseurs sonores spéciaux, conformément aux dispositions de l’arrêté.
Le texte interdit formellement à toute personne non habilitée d’utiliser, de détenir en vue de leur utilisation, d’installer ou de faire installer ces dispositifs sur un véhicule circulant sur la voie publique. Une exception est toutefois prévue lorsque l’habilitation est accordée par les ministres chargés de la Défense nationale et de la Sécurité.
Les autorités annoncent également des mesures coercitives en cas de violation de ces dispositions. Tout contrevenant s’expose à des sanctions administratives ainsi qu’à des poursuites judiciaires.
L’application de l’arrêté est confiée notamment au chef d’état-major général des Armées, au Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, au Directeur général de la Police nationale, à l’Inspecteur général des Forces armées guinéennes et à l’Inspecteur général des Services de Police et de Protection civile.

