Enseignants contractuels : Faya Bourouno brise le silence et clarifie la position du gouvernement

5 min de lecture

Alors que l’intersyndicale de l’éducation, composée de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE), du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et du Syndicat National de l’Éducation (SNE), appelle le gouvernement à respecter ses engagements concernant les 4 500 enseignants contractuels admis en pratique de classe, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a apporté des précisions sur ce dossier.

Lors d’un point de presse animé ce mardi 29 septembre 2026, à l’occasion du lancement officiel du concours de recrutement à la Fonction publique, le ministre a d’abord appelé à l’apaisement du climat social. « Aujourd’hui, notre pays a tout à gagner lorsque nous œuvrons pour le calme, pour la paix, pour la cohésion et pour le dialogue. Aujourd’hui, c’est cet effort que nous faisons. Il y a des concertations, il n’y a aucun problème entre la classe syndicale et le gouvernement. Des incompréhensions peuvent arriver autour d’un protocole d’accord, ça c’est du classique dans les relations entre le syndicat et les employeurs. Donc à ce niveau ne vous faites pas de souci. Le Secrétaire général a passé la demi-journée hier dans des discussions et je crois que vous avez suivi même certaines déclarations des centrales syndicales qui annonçaient qu’on n’est plus loin d’une fumée blanche. »

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
⚡
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Poursuivant, Faya François Bourouno a assuré qu’aucune menace ne pèse, à ce stade, sur la rentrée scolaire. « Passez le message dans le sens de rassurer l’opinion publique qu’il n’y a aucune menace par rapport à l’ouverture des classes. Il n’y a aucune menace, jusqu’au moment où je vous parle, il n’y a aucun préavis de grève. Donc s’il y a pas de préavis de grève, nous devons œuvrer dans ce sens. Ces enfants qui doivent aller à l’école sont nos enfants. Ce sont nos frères, ce sont nos sœurs, nous devons créer des conditions. Le capital humain a été lourdement fouetté il y a quelques années derrière nous. Pendant plus de 3 à 4 ans entre les années 2015 et 2020, nous avons connu une continuité de désordre dans le système éducatif. Nous ne devons plus œuvrer à revenir dans ce genre de pratique.»

Revenant sur le dossier des enseignants contractuels, le ministre a rappelé son historique, notamment les engagements pris depuis 2018 ainsi que les instructions données en 2023 par le président de la République, Mamadi Doumbouya.

« La vision du Chef de l’État, c’est de garantir la justice sociale. Cette question d’enseignants contractuels communautaires, c’était depuis 2018 l’histoire que certainement vous ignorez. Ils ont été promis, ça n’a pas été fait. Il a fallu le Président Mamadi Doumbouya en 2023, il nous a instruit de prendre des dispositions. Et en 2024, les besoins définis étaient de 10 000 enseignants. »

Faya François Bourouno a ensuite tenu à distinguer le concours de l’examen, en expliquant que le premier repose notamment sur le nombre de postes disponibles et le classement des candidats.

« Un concours n’est pas un examen. Un examen, on peut parler de moyenne, mais un concours, on parle du nombre de places. Donc c’est comme si on disait c’est les meilleurs des meilleurs en fonction du nombre de places. Donc le concours a permis de retenir 10 000. C’est un effort qu’il faut encourager. ​Et nous souhaitons que vous nous aidiez à faire passer ce message, des efforts que fournissent le gouvernement et le Chef de l’État dans la réparation des injustices qui ont été commises. »

S’appuyant sur le communiqué relatif au concours de recrutement, le ministre a par ailleurs affirmé que le processus est ouvert aux contractuels communautaires, y compris ceux évoluant à Conakry.

« Vous avez lu le communiqué, le communiqué est clair : le concours s’ouvre aux contractuels communautaires, non seulement ceux qui ont passé ce concours en 2024 qui sont à l’intérieur, mais même ceux de Conakry. Quand on discutait à un moment donné, il n’y avait pas de contractuels. Le sujet des contractuels de Conakry, mais le gouvernement a été ouvert. Monsieur le Premier ministre a reçu récemment les centrales syndicales, il a donné des directives, et aujourd’hui nous sommes en train de travailler conformément à ces directives. »