Canada : un ressortissant guinéen interpellé pour des menaces visant le Premier ministre Mark Carney

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Mark Carney, Premier ministre canadien

Un ressortissant guinéen de 45 ans, résidant à Québec, a été arrêté par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et accusé d’avoir proféré des menaces de mort, notamment à l’encontre du Premier ministre canadien Mark Carney.

Ousmane Bah a été interpellé le 24 septembre 2026, au terme d’une enquête menée par l’Équipe intégrée de la sécurité nationale de la GRC. Selon la police fédérale canadienne, les propos qui lui sont reprochés auraient été publiés sur son compte Facebook

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Le prévenu a comparu le même jour par visioconférence devant le palais de justice de Québec. Il fait face à deux accusations : avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles et avoir volontairement fomenté la haine contre un groupe identifiable, en vertu du Code criminel canadien.

Ousmane Bah demeure détenu dans l’attente de sa prochaine comparution, fixée au 1er octobre. Selon des informations rapportées par des médias québécois, les faits reprochés à Ousmane Bah remonteraient à plusieurs mois. Des publications diffusées sur son compte Facebook au printemps auraient notamment fait référence à des décès qu’il attribuait à des autorités canadiennes ainsi qu’à celles d’autres États.

Dans l’une de ces publications, il aurait évoqué des membres de sa famille avant d’appeler à une forme de représailles. Quelques semaines plus tard, dans un autre message, il aurait cité plusieurs personnalités, parmi lesquelles le roi Charles III, le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, et le Premier ministre Mark Carney.

Ces éléments sont présentés comme des propos attribués au mis en cause et font partie du dossier actuellement examiné par les autorités. Ils ne constituent pas, à ce stade, des faits établis par une décision judiciaire.

Selon le journaldemontréal, l’enquête de la GRC avait été ouverte le 6 juillet dernier, après le signalement de menaces qui auraient été publiées sur Facebook.

Ousmane Bah avait déjà fait l’objet d’une procédure pour des faits de menaces en 2020. Selon des informations rapportées par des médias québécois, il avait alors été déclaré non criminellement responsable.

Dans le cadre de la procédure actuelle, une demande d’évaluation psychologique a également été déposée.
La GRC affirme prendre au sérieux toute menace susceptible d’affecter le sentiment de sécurité du public.

“Aucun propos violent n’est toléré. Les auteurs peuvent faire face à des accusations criminelles et sont passibles de peines sévères”, a fait savoir la GRC dans son communiqué.

L’arrestation d’Ousmane Bah intervient quelques semaines après une autre affaire de menaces présumées visant Mark Carney.

Le 10 août dernier, la GRC avait annoncé l’arrestation, à Montréal, de Marc-André Porlier, 51 ans, accusé d’avoir proféré des menaces de mort ou de lésions corporelles contre le Premier ministre canadien.

Selon la police, les propos en question auraient notamment été transmis dans un courriel adressé à un sénateur.

Dans le dossier concernant Ousmane Bah, la procédure judiciaire doit se poursuivre le 1er octobre prochain.