Quelques jours après le survenu à Dar-Es-Salam, le président Mamadi Doumbouya, s’est rendu ce samedi 29 août 2026 sur le site de la décharge, où un éboulement a fait une trentaine de morts et plusieurs blessés.
À l’issue de cette visite, le ministre secrétaire général et porte-parole de la Présidence, Amara Camara, a expliqué les raisons du déplacement du chef de l’État.
Selon lui, Mamadi Doumbouya était venu exprimer sa compassion aux familles touchées, mais aussi s’assurer de la mise en œuvre des instructions données aux autorités. « En plus de compatir, il a aussi donné des instructions de travail et est venu s’assurer que les instructions qui sont données sont effectivement en train d’être implémentées sur le terrain », a-t-il déclaré.
Amara Camara a également rappelé que les abords de la décharge avaient déjà fait l’objet de plusieurs opérations de déguerpissement. Il affirme que des indemnisations avaient été accordées à certains occupants, sans pour autant empêcher de nouvelles installations sur le site. « L’administration était déjà passée plusieurs fois, des déguerpissements étaient faits plusieurs fois sur ces lieux, des indemnisations ont été données plusieurs fois aux occupants, mais malheureusement les occupations illégales ont continué », a-t-il indiqué.
Selon le porte-parole de la Présidence, les opérations actuellement menées autour de la décharge n’ont donc pas été décidées uniquement à la suite de l’éboulement. « Normalement, le déguerpissement devrait commencer sur les mêmes sites, d’une façon qui est en train de se faire normalement, avec ou sans drame. Le drame est venu effectivement attirer l’attention sur le lieu où nous sommes aujourd’hui », a-t-il expliqué.
Les autorités annoncent par ailleurs un projet d’aménagement urbain sur le site de Dar-Es-Salam. Celui-ci devrait notamment permettre de mettre fin aux occupations dans cette zone et de contribuer à sa réorganisation et à l’embellissement de Conakry.
La visite du président de la République intervient ainsi dans un contexte marqué à la fois par les opérations de déguerpissement engagées autour de la décharge et par les interrogations suscitées par les conditions d’occupation de cette zone à risque.

