Grâce de Dadis Camara et promotion de Bienvenu Lamah : la FIDH dénonce de « mauvais signaux » pour les victimes

3 min de lecture

Deux ans après le verdict du procès du massacre du 28 septembre 2009, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a dénoncé les décisions intervenues dans ce dossier, notamment la grâce accordée à Moussa Dadis Camara et l’acquittement, suivi de la promotion, du colonel Bienvenu Lamah.

Condamné en première instance à 29 ans de prison pour crime contre l’humanité, Moussa Dadis Camara a bénéficié d’une grâce présidentielle le 28 mars 2025, pour des raisons de santé alors qu’il a fait appel de sa condamnation. De son côté, le colonel Bienvenu Lamah a été acquitté le 28 juillet dernier par le tribunal criminel de dixinn, avant d’être promu général de brigade de la gendarmerie nationale par un décret présidentielle le 3 août 2026.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
⚡
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

En marge d’une conférence de presse organisée ce 28 septembre 2026, son président, Me Alexis Deswaef a estimé que ces décisions envoient de « mauvais signaux » aux victimes. « Comment voulez-vous que les victimes encaissent cette nouvelle-là? Comment voulez-vous que les victimes encaissent l’acquittement d’un autre principal accusé et, dans la foulée, sa promotion par décision du chef de l’État? », a-t-il déploré.

Sur la grâce présidentielle dont a bénéficié Moussa Dadis Camara, Me Alexis Deswaef affirme qu’elle a été très mal perçue par les victimes et les organisations internationales. « Mais je peux déjà vous dire que cette grâce a été très très mal perçue par les victimes et par les organisations internationales», dit-il, soulignant que cette grâce est intervenue alors que la procédure n’était pas encore arrivée à son terme.

« Donc une grâce, normalement, n’intervient qu’une fois que la décision est, comme disent les juristes, coulée en force de choses jugées(…). Donc cette grâce, après cette condamnation de première instance, c’est une erreur. Et tant cette grâce que la promotion du colonel Lamah, moi, ça me fait penser à une expression anglaise qui dit que c’est ajouter l’insulte à la blessure pour les victimes. »

Pour la FIDH, ces décisions sont contraires aux engagements pris pour faire avancer la procédure judiciaire. « Et donc ces signaux-là sont de mauvais signaux et sont d’ailleurs contraires aux engagements que nous avons entendus du Premier ministre, du procureur général, de fixer l’affaire en appel et d’avancer pour aller au bout du processus judiciaire. »