Bébé volé au CMC de Ratoma : après huit mois d’attente, Haby Diallo et ses coaccusées face à la justice ce jeudi

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Après plusieurs mois d’attente et de report, le procès de Haby Diallo et de ses coaccusées dans l’affaire du vol de nouveau-né au Centre médico-communal (CMC) de Ratoma s’ouvre finalement ce jeudi 25 juin 2026 devant le tribunal de première instance (TPI) de Dixinn.

 

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Les faits remontent à octobre 2025. Le 21 octobre, Haby Diallo, 43 ans, et trois sages-femmes soupçonnées de complicité avaient été présentées à la presse par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à Kaloum. Les autorités affirmaient alors avoir élucidé le rapt d’un nouveau-né survenu au sein du CMC de Ratoma, à l’issue d’une enquête.

Dès le lendemain, les mises en cause avaient été placées sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry. Le 23 octobre 2025, le TPI de Dixinn avait confirmé la détention de la principale suspecte ainsi que de trois agentes de santé impliquées dans le dossier. L’époux de la principale accusée avait également été interpellé dans le cadre de l’enquête.

Présentée à l’époque comme rapidement résolue, l’affaire a cependant connu d’importants retards sur le plan judiciaire. Pendant plusieurs mois, aucune date d’audience n’avait été fixée, malgré la détention prolongée des principales accusées. Dans l’intervalle, l’homme mis en cause dans le dossier aurait recouvré la liberté, selon des informations recueillies.

Le dossier est resté en instance devant le TPI de Dixinn, alimentant interrogations et critiques au sein de l’opinion publique, dans un contexte plus large de dénonciation des lenteurs judiciaires en Guinée.

Lors d’une visite effectuée au tribunal de Dixinn le 25 février 2026, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, avait lui-même reconnu l’existence de « retards préoccupants dans le traitement des dossiers », évoquant notamment les renvois répétés d’audiences, l’incomplétude de certains dossiers et l’engorgement des juridictions.

L’ancien président de cette juridiction avait alors appelé à une plus grande célérité dans le traitement des affaires judiciaires, rappelant que ces retards contribuent à la prolongation des détentions préventives et à la surpopulation carcérale.

L’ouverture de ce procès est donc particulièrement attendue. Elle devrait permettre d’éclairer les circonstances de cette affaire sensible, qui avait fortement marqué l’opinion publique, et de déterminer les responsabilités des différents prévenus devant la justice.