La Cour de justice de la CEDEAO a rendu, ce jeudi 25 juin 2026, sa décision dans le dossier opposant l’État guinéen à Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL). L’information a été confirmée à notre rédaction par un responsable du parti.
Selon des informations rapportées par Mosaiqueguinee, la Cour de justice de la CEDEAO s’est déclarée compétente pour examiner la requête introduite par le leader politique guinéen, rejetant ainsi les exceptions soulevées par l’État guinéen.
Après examen du dossier, la juridiction régionale a retenu plusieurs violations des droits fondamentaux de Aliou Bah. Dans son arrêt, elle estime que « la République de Guinée a violé le droit à la liberté d’expression de Mamadou Aliou Bah » et que « sa liberté de circulation a également été entravée de manière illégale», souligne Mosaiqueguinee.
Face à ces constats, la haute juridiction ouest-africaine a pris des mesures contraignantes à l’encontre de l’État guinéen. Elle ordonne notamment que « l’État guinéen doit lever sans délai la détention de Mamadou Aliou Bah », ajoutant également que la Guinée est condamnée à verser à l’intéressé « un (1) franc CFA symbolique » à titre de réparation.
Poursuivi pour offense et diffamation envers le chef de l’État, Aliou Bah avait été condamné à deux ans de prison ferme. Détenu depuis le 6 janvier 2025 à la maison centrale de Conakry, le président du MoDeL avait interjeté appel devant la Cour d’appel de Conakry.
Parallèlement à cette procédure nationale, ses avocats ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO afin de dénoncer des violations de ses droits fondamentaux. C’est cette requête qui a conduit à la décision rendue ce jeudi 25 juin 2026.

