Abus de confiance : la fille de Madifing Diané réclame 100 millions Gnf à Djiba Diané, la défense demande la relaxe

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Le procès opposant Kanis Komara Diané, représentée par son père, l’ancien ministre Madifing Diané, à Djiba Diané, poursuivi pour abus de confiance, faux et usage de faux, a connu une nouvelle étape, ce mercredi 22 juillet 2026, devant le tribunal de première instance de Dixinn. À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, le dossier a été mis en délibéré. Le jugement sera rendu le 29 juillet 2026.

Lors de la précédente audience, l’affaire avait été renvoyée pour l’audition d’une personne présentée comme un témoin clé, avant d’éventuelles réquisitions et plaidoiries.

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Interrogé par le tribunal sur ses liens avec Kanis Komara Diané, l’intéressé a répondu qu’il s’agissait d’« une connaissance ». Le tribunal a toutefois précisé qu’il comparaissait uniquement à titre de personne appelée à fournir des renseignements, en raison d’un lien d’alliance, et non en qualité de témoin.

Son audition a porté sur plusieurs points soulevés par les différentes parties afin d’éclairer le tribunal notamment sur le véhicule Hyundai au cœur du litige.

À la demande de la défense, il a présenté la carte grise originale du véhicule, établie en son nom. En réaction, l’avocat de la partie civile lui a demandé de produire un document attestant de la donation du véhicule. L’intéressé a répondu qu’il n’en disposait pas, expliquant qu’il n’avait pas l’habitude d’exiger un certificat lorsqu’il recevait un cadeau.

Après cette audition, le tribunal a déclaré l’instruction close et a ouvert la phase des réquisitions et des plaidoiries. L’avocat de la partie civile a soutenu que Kanis Komara Diané est victime de sa bonne foi dans cette affaire. Il a également contesté les déclarations de Djiba Diané sur l’origine des véhicules concernés.

Selon lui, contrairement aux affirmations du prévenu, la Hyundai provient d’Allemagne et non de Belgique, tandis que le Range Rover aurait bien été acheté en Belgique. Il a également affirmé que la Hyundai n’avait pas été acquise pour 14 000 euros, mais pour 19 000 euros.

La partie civile a demandé au tribunal d’ordonner la restitution des deux véhicules et de condamner Djiba Diané au paiement de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Dans ses réquisitions, le ministère public a rappelé les faits reprochés au prévenu avant de souligner que la preuve demeure la base de toute décision de justice.

Le procureur a estimé que les éléments recueillis au cours des débats ne permettaient ni de requérir une condamnation ni une relaxe. Il a, en conséquence, déclaré s’en remettre à la sagesse du tribunal.

Prenant la parole, l’avocat de Djiba Diané a d’abord critiqué la plaidoirie de la partie civile, qu’il a jugée particulièrement longue, avant de plaider la non-culpabilité de son client.

Selon lui, les éléments constitutifs de l’abus de confiance ne sont pas réunis, faute de preuves apportées par la partie adverse. Il a soutenu la même argumentation concernant les accusations de faux et usage de faux.
La défense a ainsi demandé au tribunal de renvoyer Djiba Diané des fins de la poursuite. À défaut, elle a sollicité que le tribunal tienne compte des contradictions relevées dans les déclarations des différentes parties et constate l’existence d’un doute profond, lequel devrait profiter au prévenu.

Dans son dernier mot, Djiba Diané a estimé que la partie adverse nourrissait une rancœur à son égard. « La partie adverse a une dent contre moi et reste frustrée depuis que j’ai fait retourner ma famille. Elle se focalise uniquement sur des factures d’achat », a-t-il déclaré. Il conclut en affirmant s’en remettre à la sagesse du tribunal.

À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 29 juillet 2026.