Mort de Mamadou Diouma Bah : les dernières heures racontées par son père

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Alors que les premières informations faisaient état d’un décès survenu en détention à la Maison centrale de Kindia, le père de Mamadou Diouma Bah affirme que son fils est finalement décédé à l’hôpital, après y avoir été évacué en raison de la dégradation de son état de santé.

Condamné à un mois d’emprisonnement dans une affaire de fraude présumée au Baccalauréat unique, session 2026, le jeune candidat est mort quelques jours après son incarcération.

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Selon sa famille, Mamadou Diouma Bah, âgé de 18 ans, souffrait de drépanocytose de type SS. Ses proches estiment que la détérioration de son état de santé pendant cette période aurait contribué à son décès.

Revenant sur les dernières heures de son fils, Boubacar Bah explique que la famille avait obtenu l’autorisation de l’accompagner à l’hôpital après l’aggravation de son état. « Nous avons reçu l’autorisation de l’emmener à l’hôpital, puis de le ramener à la maison en attendant de voir l’évolution de son état. En chemin, juste à la porte, il est tombé. Nous l’avons aussitôt ramené à l’hôpital, où il est resté jusqu’à 23 heures. Il m’a dit : “Papa, je n’arrive pas à bien respirer.” Je suis allé chercher le médecin. Quand il est arrivé, mon fils m’a demandé de le laisser s’asseoir et se reposer sur mes jambes. Puis il m’a dit : “Papa, je suis sur le point de mourir.” Quelques instants plus tard, il est décédé », a raconté, très ému, son père.

La disparition du jeune homme intervient dans le cadre d’une affaire de fraude présumée lors des épreuves du Baccalauréat unique, session 2026. Au total, sept candidats, dont une femme, avaient été jugés puis condamnés à un mois d’emprisonnement par le Tribunal de première instance de Kindia pour ces faits.

Après la mort de son fils, Boubacar Bah appelle les autorités à tirer les leçons de ce drame et à prendre des mesures afin d’éviter qu’une situation similaire ne se reproduise. « Je demande aux autorités de faire très attention. Pour moi, un élève représente l’avenir du pays. C’est lui qui deviendra demain journaliste, militaire ou même président de la République. Il doit être protégé. J’appelle les autorités à prendre des dispositions pour faire sortir les autres afin d’éviter qu’ils ne meurent eux aussi », a-t-il plaidé.

Les circonstances exactes de la mort de Mamadou Diouma Bah restent à établir. Les déclarations de sa famille relancent toutefois les interrogations sur sa prise en charge médicale et les conditions dans lesquelles il a été détenu avant son évacuation à l’hôpital.