Malgré le soutien sans équivoque affiché par le président américain Donald Trump envers le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le maire de New York, Zohran Mamdani, refuse de s’aligner sur la position de la Maison-Blanche.
Dans une déclaration publiée mardi 21 juillet 2026, l’élu démocrate a exhorté le gouvernement fédéral américain à coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI) afin de faire exécuter le mandat d’arrêt visant le dirigeant israélien.
Cette prise de position intervient après une publication de Donald Trump sur son réseau social, dans laquelle il assurait que Benjamin Netanyahu ne serait jamais arrêté sur le sol américain.
« Benjamin Netanyahu ne sera pas arrêté, d’aucune manière, sous quelque forme que ce soit, tant qu’il se trouvera aux États-Unis d’Amérique. Il lutte contre la République islamique d’Iran (…). Les seules personnes qui devraient être arrêtées sont celles qui ont conduit l’Iran dans cette spirale sans précédent de mort et de destruction », a écrit Donald Trump.
Quelques heures plus tard, Zohran Mamdani a précisé que son administration municipale ne disposait pas de l’autorité juridique nécessaire pour procéder à une éventuelle arrestation de Benjamin Netanyahu, contrairement à ce qui avait été évoqué ces dernières semaines.
« Mon administration a examiné toutes les voies disponibles, et il est clair que nous ne disposons pas de l’autorité juridique indépendante nécessaire pour faire exécuter ce mandat », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
Le maire de New York a toutefois estimé que cette responsabilité relevait des autorités fédérales américaines.
« Le gouvernement fédéral, en revanche, en dispose, et je l’appelle à se joindre à la Cour pénale internationale pour exécuter ce mandat », a-t-il affirmé.
Zohran Mamdani avait auparavant indiqué étudier les possibilités légales d’appliquer le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahu si ce dernier venait à participer à l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre à New York.
Ses nouvelles déclarations marquent un changement de stratégie : tout en reconnaissant les limites juridiques de la municipalité, il transfère désormais la responsabilité au gouvernement fédéral, en l’appelant à coopérer avec la CPI.
Cette divergence illustre les profondes divisions politiques aux États-Unis sur la question israélo-palestinienne et sur les relations entre Washington et la Cour pénale internationale.

