L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de s’aggraver en Afrique centrale. Selon le dernier point de situation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), relayé par Le Monde, le bilan cumulé en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda a franchi le seuil des 1 000 morts, atteignant désormais 1 001 décès.
La République démocratique du Congo reste de loin le pays le plus durement touché. Depuis la déclaration de l’épidémie, le 15 mai dernier, les autorités sanitaires ont recensé 2 473 cas confirmés, dont 999 décès, selon les données arrêtées au 20 juillet. En Ouganda, la situation demeure stable avec 20 cas confirmés et deux décès. Les autorités sanitaires ougandaises indiquent qu’aucun patient n’est actuellement atteint du virus. Toutefois, le pays devra encore observer une période de surveillance sans apparition de nouveaux cas avant d’être officiellement déclaré exempt d’Ebola.
Selon Le Monde, citant l’OMS, la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, demeure le principal foyer de l’épidémie. Elle concentre à elle seule 89,1 % des cas confirmés et 83,9 % des décès enregistrés depuis le début de la flambée. Le virus s’est également propagé dans quatre autres provinces, notamment le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, faisant craindre une extension de l’épidémie.
Cette flambée est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle aucun vaccin ni traitement homologué n’est encore disponible. Face à cette situation, la recherche s’intensifie. Début juillet, un essai clinique portant sur deux traitements expérimentaux a été lancé, tandis que l’OMS a autorisé en urgence le premier test de diagnostic moléculaire spécifiquement conçu pour détecter cette souche.
Transmise par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée, la maladie à virus Ebola provoque une fièvre hémorragique souvent mortelle. Au cours des cinquante dernières années, elle a fait plus de 15 000 victimes sur le continent africain. En RDC, l’épidémie la plus meurtrière, survenue entre 2018 et 2020, avait causé près de 2 300 décès sur environ 3 500 cas confirmés.
Malgré les efforts déployés par les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires internationaux, l’OMS estime que l’ampleur réelle de cette nouvelle épidémie reste difficile à mesurer. L’organisation prévient que la riposte pourrait encore se poursuivre pendant plusieurs mois, en raison des défis liés à la surveillance, au dépistage et à la prise en charge des malades.

