Le Tribunal de première instance (TPI) de Mafanco a condamné, ce lundi 20 juillet, Mama Adama Camara à six mois d’emprisonnement avec sursis pour le vol de 14 millions de francs guinéens au préjudice de M’Mah Camara, une commerçante âgée de 63 ans. La juridiction a rendu cette décision malgré le désistement de la victime, qui avait demandé la libération de la prévenue.
À l’audience, la jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, mariée et mère de trois enfants, a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Elle a expliqué avoir prélevé l’argent progressivement afin de financer ses activités commerciales.
« C’est vrai, c’est moi qui ai pris l’argent. Mais je n’ai pas pris le montant le même jour. Je prenais petit à petit jusqu’à atteindre 14 millions. Avec cet argent, je faisais du commerce. Je reconnais avoir commis ce vol et je demande pardon », a-t-elle déclaré devant le tribunal.
La victime retire sa plainte et demande sa libération
Appelée à la barre, M’Mah Camara a surpris l’assistance en annonçant qu’elle renonçait à poursuivre la procédure. Visiblement émue, elle a expliqué avoir changé de position après plusieurs tentatives de médiation.
« Il y a quelque temps, je voulais poursuivre cette affaire. Mais aujourd’hui, je me désiste parce qu’il y a eu beaucoup de médiations. Devant ce tribunal, je lui pardonne et je vous demande de lui pardonner également », a-t-elle déclaré.
Le parquet requiert cinq ans de prison ferme
Malgré ce désistement, le ministère public a estimé que les poursuites devaient être maintenues, rappelant que le retrait de la plainte ne met pas fin à l’action publique.
Dans ses réquisitions, le procureur a demandé au tribunal de déclarer la prévenue coupable et de la condamner à cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de cinq millions de francs guinéens.
Après en avoir délibéré, le Tribunal a finalement retenu la culpabilité de Mama Adama Camara, tout en prononçant une peine plus clémente que celle sollicitée par le parquet. Elle a été condamnée à six mois d’emprisonnement avec sursis, les frais de justice étant mis à sa charge.

