Business Talk Afrique : le pari du capital humain au cœur de la 5ᵉ édition à Conakry

9 min de lecture

Publireportage-À Conakry, la cinquième édition du Business Talk Afrique a placé le capital humain au centre des réflexions sur l’avenir du continent. Chefs d’entreprise, entrepreneurs, artistes et partenaires venus de plusieurs pays africains et de France se sont retrouvés autour d’un même enjeu : comment préparer les talents africains à porter les transformations de demain ?

Cette édition s’est tenue ce jeudi 17 septembre 2026, autour du thème : « L’Afrique en transformation : le pari du capital humain ».

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Initiée en 2020 par l’agence SAKOM, cette rencontre s’est progressivement imposée comme un espace de dialogue consacré aux grands enjeux économiques et sociaux du continent. Pour cette nouvelle édition, l’événement a réuni des participants venus notamment du Mali, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, de la Gambie, du Ghana et de la France.

À travers des échanges, des témoignages et des retours d’expérience, les participants ont exploré plusieurs questions liées à la formation, aux compétences, à l’entrepreneuriat, au leadership, à l’employabilité et à la capacité des économies africaines à retenir leurs talents.

Faire de Conakry un espace de dialogue africain

Salématou Sacko

Pour Salématou Sacko, directrice générale de SAKOM, le Business Talk Afrique porte une ambition qui dépasse le cadre d’un simple rendez-vous professionnel : faire de Conakry un lieu où se rencontrent les idées, les expériences et les acteurs engagés dans la transformation du continent.
« L’objectif, inscrit dans l’ADN même du Business Talk Afrique, c’est que la Guinée et son événement phare, son événement annuel, deviennent un espace où l’Afrique se réunit pour venir échanger autour de questions et d’enjeux qui nous concernent en tant qu’Africains », a-t-elle expliqué.

Le choix du capital humain comme thème central de cette cinquième édition n’est pas anodin. Il répond notamment à une réalité démographique particulièrement marquée en Guinée.

Selon Salématou Sacko, 79 % de la population guinéenne a moins de 35 ans, une donnée qui place la jeunesse au cœur des enjeux actuels et futurs du pays.
« Aujourd’hui, le capital humain est au cœur de ce que l’on fait et de ce que l’on envisage de faire, autant au niveau politique et étatique que pour nous qui sommes des acteurs du secteur privé et de la société civile », a-t-elle souligné.

Derrière cette jeunesse nombreuse se trouve toutefois un défi majeur : celui de la préparation. Être un pays jeune ne constitue pas, à lui seul, un avantage. Encore faut-il disposer des compétences, des outils et des opportunités nécessaires pour transformer ce potentiel démographique en véritable moteur de développement.
« Dans ce chiffre de 79 %, il y a une génération entière à préparer. Mais il nous rappelle aussi quelque chose d’essentiel : être un pays jeune ne suffit pas. Ce qui fera la différence, ce sont les choix que nous ferons », a-t-elle déclaré.

Des parcours, des expériences et des leçons de résilience

Au-delà des discussions institutionnelles et économiques, le format talk-show du Business Talk Afrique a donné une place importante aux parcours personnels des intervenants.

Réussites, prises de risques, difficultés et périodes de doute : les participants ont partagé des expériences destinées à montrer que les trajectoires professionnelles sont rarement linéaires et que la persévérance peut constituer un levier déterminant.

Parmi les figures présentes, Salif Traoré, alias A’Salfo, artiste, entrepreneur et membre du groupe Magic System, a livré son expérience devant un public composé notamment de jeunes et d’entrepreneurs.

Pour lui, l’intérêt d’une telle rencontre réside aussi dans la possibilité de transmettre aux nouvelles générations des expériences concrètes et des messages d’encouragement.
« Réunir tous les entrepreneurs et toute la jeunesse pour leur adresser des messages d’espoir et, surtout, partager notre expérience avec ces jeunes était la chose la plus importante à faire », a-t-il déclaré.

S’appuyant sur son propre parcours, A’Salfo a mis en avant des valeurs qu’il considère essentielles pour progresser dans un environnement où les obstacles font partie du chemin.
« Je parlais de valeurs : des valeurs de résilience, de détermination, de foi et de persévérance. Et je crois que ce sont ces valeurs dont on doit s’armer », a-t-il indiqué.

Pour l’artiste et entrepreneur, la transformation du continent passe également par une prise de conscience de la jeunesse et par une adaptation permanente aux nouvelles réalités.
« L’Afrique doit prendre son envol, et cela passe déjà par la prise de conscience de ces jeunes, mais aussi par la formation et la réadaptation de nos habitudes », a-t-il ajouté.
Le Business Talk Afrique ne se limite cependant pas aux panels et aux prises de parole. L’événement se veut également une plateforme de rencontres et de mise en relation entre entrepreneurs, dirigeants et porteurs de projets.

Aminata Sylla, entrepreneure et gérante de Minsy Tradi, participait pour la deuxième fois à l’événement. Elle souligne l’importance des témoignages entendus au cours de cette édition, mais également la possibilité de rencontrer des acteurs issus de différents secteurs.
« Ça fait vraiment plaisir d’écouter des personnes qui sont quand même des modèles de réussite dans leur domaine respectif. Aujourd’hui, c’était un grand plaisir de rencontrer des panélistes incroyables qui ont partagé leur expérience avec nous », a-t-elle témoigné.

Pour elle, le réseautage constitue l’un des principaux atouts du Business Talk Afrique.
« À la base, le Business Talk, c’est pour que les gens se rencontrent et fassent du réseautage. L’objectif, c’est de réseauter au maximum », a-t-elle expliqué.

Une dynamique qui permet, selon l’entrepreneure, d’élargir son carnet d’adresses, de découvrir de nouvelles opportunités et de créer des passerelles entre différents univers professionnels.
« C’est un écosystème qui permet aux entrepreneurs de rencontrer des dirigeants d’entreprises, de chercher d’autres opportunités », a-t-elle ajouté.

Investir dans les compétences, préparer l’avenir

À travers cette cinquième édition, SAKOM entend ainsi inscrire la question du capital humain au cœur des réflexions sur le développement africain.

Pour Salématou Sacko, l’enjeu ne consiste pas uniquement à former une génération pour répondre aux besoins immédiats du marché. Il s’agit également de créer une chaîne de transmission des connaissances et des responsabilités.
« Former quelqu’un, lui permettre d’acquérir une expertise, de prendre des responsabilités, puis de transmettre à son tour, c’est investir dans quelque chose qui va bien au-delà d’une seule personne », a-t-elle conclu.

Cette vision donne au capital humain une dimension intergénérationnelle. Former, transmettre, accompagner et responsabiliser deviennent alors autant de moyens de préparer les acteurs appelés à porter les transformations futures du continent.

À Conakry, le Business Talk Afrique aura ainsi placé la question des talents au centre du débat. Une réflexion qui résonne particulièrement dans une Afrique où la jeunesse représente une part importante de la population et où les enjeux de compétences, d’employabilité, d’entrepreneuriat et de leadership occupent une place croissante dans les stratégies de développement.

Plus qu’un thème de rencontre, le « pari du capital humain » apparaît ainsi comme un appel à considérer la formation et la transmission des savoirs comme des investissements à long terme, au service des générations qui auront à construire l’Afrique de demain.