Les infractions liées au terrorisme ont largement dominé l’activité judiciaire du Tribunal de grande instance hors classe de Niamey au cours du mois de juin 2026. Sur les 414 procès-verbaux traités par le Parquet, 80 concernent des faits d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, faisant de cette infraction la plus enregistrée durant la période.
Ces statistiques ont été dévoilées lors de la sixième réunion du Parquet au titre de l’année judiciaire 2026, tenue le vendredi 10 juillet au cabinet de la Procureure de la République adjointe.
Les données présentées mettent en évidence la place prépondérante des affaires de terrorisme dans le contentieux pénal. Outre les 80 dossiers d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, le Parquet a également enregistré 27 cas d’actes d’appui au terrorisme, 5 affaires de financement du terrorisme et 3 cas de recel de terroristes. À elles seules, ces infractions représentent 115 dossiers directement liés à la menace terroriste, soit plus du quart de l’ensemble des procès-verbaux traités au cours du mois.
Sur le plan des audiences, 93 dossiers ont été examinés devant les juridictions de droit commun, tandis que 32 affaires ont été jugées par les deux pôles judiciaires spécialisés, compétents notamment pour les dossiers relatifs au terrorisme et à la criminalité organisée.
En dehors des infractions terroristes, les faits de droit commun les plus fréquents concernent 74 cas de vol, 27 abus de confiance, 24 escroqueries, 14 cas de coups et blessures volontaires, 12 viols, ainsi que plusieurs infractions liées aux stupéfiants, à la cybercriminalité, aux faux et usage de faux, au recel et à la diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public.
Au cours de la même période, 604 personnes ont été présentées devant le Parquet. Parmi elles, 319 dossiers ont fait l’objet d’un classement sans suite, tandis que 285 personnes ont été poursuivies.
Les personnes poursuivies se composent de 226 majeurs, dont 207 hommes et 19 femmes, ainsi que de 59 mineurs, répartis entre 56 garçons et 3 filles.
Ces statistiques illustrent une nouvelle fois la forte mobilisation des autorités judiciaires face à la persistance de la menace terroriste, qui demeure le principal contentieux traité par les juridictions spécialisées de Niamey, tout en assurant la répression des infractions de droit commun.
Il convient de rappeler que Niamey a été visée par plusieurs attaques terroristes ces derniers mois, dont certaines affaires ont été traitées par la justice en juin, notamment celles visant l’aéroport de la capitale.

