“Les dés étaient pipés” : Balaya Diallo critique l’élection de Dansa Kourouma à l’Assemblée nationale

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Au lendemain de l’installation officielle de la nouvelle Assemblée nationale et de l’élection de Dr Dansa Kourouma à sa présidence, les réactions continuent d’affluer. Alors que certains acteurs politiques saluent l’ouverture de cette nouvelle législature, d’autres expriment des réserves sur les conditions ayant entouré le processus.

C’est le cas d’Ibrahima Balaya Diallo, activiste de la société civile et président du Forum civil guinéen (FCG), qui estime que l’issue du scrutin était largement prévisible.

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Tout en formulant plusieurs critiques sur les conditions de cette élection, le responsable de la société civile dit vouloir attendre les premiers mois de fonctionnement de l’institution avant de porter un jugement définitif sur cette nouvelle Assemblée.

Interrogé par Guinée360, Ibrahima Balaya Diallo affirme que l’élection de Dr Dansa Kourouma ne constitue pas une surprise. « Je crois que c’était dans l’air du temps. Tout le monde savait que Dansa allait être élu. C’était un secret de Polichinelle. Il a beaucoup contribué à cette transition. Il fallait, tant bien que mal, le récompenser », estime-t-il.

Selon lui, l’issue du scrutin était connue à l’avance. Pour appuyer son analyse, il évoque notamment le retrait de la candidature de Dr Makalé Traoré avant l’élection du président de l’Assemblée nationale.

« Tout était décidé. Si vous avez lu entre les lignes la déclaration de Mme Makalé Traoré, lorsqu’elle dit : “Pour la quiétude sociale, j’ai retiré ma candidature”, cela signifie que les dés étaient pipés. On savait déjà qui allait être président de l’Assemblée nationale », soutient-il.

L’activiste critique également la configuration actuelle du Parlement, estimant qu’elle laisse peu de place à une véritable opposition. Selon lui, la majorité présidentielle et ses alliés disposent d’une marge de manœuvre importante pour faire adopter leurs orientations.

« Tous ceux qui sont là-bas sont membres de la GMD. Même les partis d’opposition auxquels on a distribué des strapontins vont en profiter. Je pense que, même s’il y a des personnes qui vont s’opposer, leurs voix resteront faibles. La GMD et ses partenaires disposent déjà de plus de 140 sièges », affirme-t-il.

Toutefois, Ibrahima Balaya Diallo refuse de condamner par avance cette nouvelle législature. Il estime que les députés devront être jugés sur leurs actes et leur capacité à remplir leurs missions constitutionnelles.

« On va les voir à l’œuvre. Ce sont des députés, ils connaissent leur rôle : contrôler l’action du gouvernement et voter les lois. Moi, j’attends au moins six mois de législature avant de tirer une conclusion », conclut-il.