Injure et diffamation : le parquet de Dixinn requiert un an de prison contre Béla Bah

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Le procès de l’activiste Béla Bah s’est poursuivi ce lundi devant le Tribunal de première instance de Dixinn. Après la clôture des débats, le ministère public a présenté ses réquisitions et requis un an d’emprisonnement contre le prévenu, poursuivi pour « injure et diffamation par le biais d’un système informatique ».

*Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public est revenu sur les faits à l’origine de la procédure. Selon lui, Béla Bah a tenu des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre d’Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la Grande Mosquée de Conakry.

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Le parquet estime les faits établis

Pour le procureur, l’élément matériel de l’infraction est établi, notamment au regard des déclarations du prévenu, qui a reconnu être le titulaire de son compte Facebook et avoir publié les contenus qui lui sont attribués.

« Il a injurié la victime en la traitant de malhonnête, corrompu et manipulateur », a soutenu le représentant du ministère public.

Le procureur s’est également dit étonné par ce qu’il considère comme une certaine réticence de Béla Bah à assumer certains propos contenus dans ses publications.

Le ministère public a ainsi demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité, estimant que ses propres déclarations permettent d’établir les faits.

« Notre conviction est déjà faite. Il y a injure et diffamation et nous estimons que vous allez nous suivre dans cette conviction », a déclaré le procureur.

Le pardon de l’imam évoqué à la barre

Le représentant du ministère public a également évoqué le pardon accordé par Elhadj Mamadou Saliou Camara à Béla Bah.

Selon le parquet, dans certaines circonstances, le retrait d’une plainte ou le pardon d’une victime peut entraîner l’extinction de l’action publique. Toutefois, dans le cas présent, il estime qu’aucune disposition légale ne permettrait de mettre fin à la procédure pour ce seul motif.

Pour le ministère public, Béla Bah mérite donc une « sanction exemplaire ». Le procureur s’est notamment appuyé sur la déclaration de l’imam, lue à l’audience, pour soutenir que l’activiste aurait déjà, par le passé, tenu des propos visant des responsables religieux.

« Mais comme on dit, il y a neuf jours pour le voleur et un jour pour la victime. On peut critiquer, mais sans diffamer et sans injurier », a déclaré le procureur.

Un an de prison requis contre Béla Bah

Au terme de ses réquisitions, le ministère public a demandé au Tribunal de première instance de Dixinn de condamner Béla Bah à un an d’emprisonnement.

Les avocats de la défense ont ensuite entamé leurs plaidoiries. Ils tentent de convaincre le tribunal de l’innocence de leur client et de réfuter les arguments développés par le parquet.

À l’issue des plaidoiries, le Tribunal de première instance de Dixinn devra mettre l’affaire en délibéré et rendre sa décision sur le sort de Béla Bah, poursuivi pour injure et diffamation par le biais d’un système informatique.

Le procès est toujours en cours.