Baccalauréat 2026 : les corrections terminées, les correcteurs réclament le paiement de leurs primes

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La phase de correction des copies du baccalauréat, session 2026, est achevée au Lycée 1er mars de Matam, à Conakry. Alors que la publication des résultats est annoncée pour les prochains jours, les correcteurs dénoncent le retard dans le paiement de leurs primes, plus de 72 heures après la fin des travaux. 

 

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Dans un communiqué, le Syndicat national de l’éducation (SNE) a fait part de son «regret» face à cette situation. L’organisation syndicale affirme que les correcteurs n’ont toujours pas perçu leurs primes, tout comme plusieurs autres acteurs impliqués dans l’organisation des examens nationaux.

« Il en est de même pour une partie des surveillants du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), l’ensemble des surveillants du baccalauréat, ainsi que pour les délégués, présidents de centre, membres des commissions de centralisation, membres du jury national, superviseurs et coordinateurs nationaux», déplore le syndicat dirigé par Michel Pépé Balamou.

Selon le SNE, ce retard pénalise particulièrement les correcteurs venus des préfectures. Privés de leurs primes de logement et de transport urbain, certains seraient contraints de passer la nuit dans les salles de classe du centre de correction situé au Lycée 1er mars de Matam.

«Cette situation affecte de plein fouet les correcteurs venus de l’intérieur du pays. Privés de primes de logement et de transport urbain, certains en sont réduits à dormir dans les salles de classe du centre de correction (le Lycée ler mars de Matam). Ces pères de famille, qui comptent sur cette modeste prime de 2 000 000 GNF (deux millions de francs guinéens), restent bloqués à Conakry dans l’espoir de percevoir leur dû afin d’acheter, au moins, quelques présents pour leurs proches », dénonce le SNE.

Le syndicat critique également la gestion actuelle de ces paiements, rappelant que les pratiques antérieures permettaient un règlement plus rapide des indemnités. «Cette situation affecte de plein fouet les correcteurs venus de l’intérieur du pays. Privés de primes de logement et de transport urbain, certains en sont réduits à dormir dans les salles de classe du centre de correction (le Lycée ler mars de Matam). Ces pères de famille, qui comptent sur cette modeste prime de 2 000 000 GNF (deux millions de francs guinéens), restent bloqués à Conakry dans l’espoir de percevoir leur dû afin d’acheter, au moins, quelques présents pour leurs proches», poursuit l’organisation.

Tout en dénonçant l’attitude des autorités éducatives, le SNE rappelle que, par le passé, les différentes primes étaient versées selon un calendrier précis. « Dans un passé récent, ces différentes primes étaient discrètement remises aux surveillants sous enveloppe le dernier jour de chaque examen, à peine trente minutes après le lancement de la dernière épreuve. De même, les correcteurs étaient payés dès le lendemain de la fin des corrections. Quant aux autres acteurs du processus, ils percevaient la moitié de leurs indemnités avant leur départ sur le terrain, et le solde dès le dépôt de leur rapport de mission», indique le syndicat.

Face à cette situation, le SNE exige le règlement immédiat des primes dues aux différents acteurs du processus. Par conséquent, le SNE “exige” le paiement, “sans délai ni condition”, de ces primes. “Faute de quoi, il se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour obtenir rapidement leur règlement intégral”, prévient l’organisation syndicale.

Le syndicat appelle par ailleurs les enseignants et cadres concernés à rester mobilisés afin de suivre les éventuelles actions qui pourraient être engagées pour défendre leurs droits.

Sur la question des fraudes lors des examens, le SNE estime que les difficultés financières rencontrées par les acteurs du système éducatif ont contribué à fragiliser le processus. « Personne ne saurait s’étonner de l’ampleur des fraudes généralisées, au vu des conditions financières précaires dans lesquelles ces examens se sont déroulés, des conditions qui ont exposé les acteurs du système éducatif à des tentatives d’achat de conscience », affirme le syndicat.

Il conclut en réaffirmant sa détermination à poursuivre son combat pour la défense de la profession enseignante. « Aucune intimidation ou tentative de pression ne pourra le détourner de sa lutte pour la restauration de l’honneur et de la dignité de la profession enseignante», martèle-t-il.