Le Tribunal de première instance de Dixinn a clos, ce mercredi 17 juin 2026, les débats dans le procès opposant le ministère public à Fatoumata Binta Diallo, poursuivie pour des faits présumés de vol aggravé remontant à près d’un an.
Placée en détention depuis le 9 novembre 2025, la prévenue sera fixée sur son sort le 1er juillet prochain, date retenue pour le prononcé du verdict.
Dans cette affaire, Fatoumata Binta Diallo est poursuivie à la suite d’une plainte déposée par son ancienne employeuse, Mariama Bintou Diallo, représentée à l’audience par son époux.
À la barre, la prévenue a constamment contesté les accusations portées contre elle. Selon le ministère public, elle avait pourtant reconnu les faits lors de l’enquête préliminaire. Une version qu’elle a rejetée devant le tribunal, maintenant sa ligne de défense fondée sur la négation des faits.
L’audience de ce mercredi était consacrée aux réquisitions du parquet et aux plaidoiries des parties.
Estimant établis les faits de vol portant sur une somme de 3 000 dollars ainsi que sur plusieurs bijoux, la partie civile a sollicité la restitution des biens présumés dérobés, dont la valeur est évaluée, selon elle, à près de 300 millions de francs guinéens. Elle a également réclamé 200 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
Pour sa part, le ministère public a soutenu que les clés du coffre-fort contenant les objets disparus avaient été retrouvées en possession de la prévenue. Le procureur a précisé que ces clés étaient auparavant conservées au domicile de la plaignante.
Selon l’accusation, Fatoumata Binta Diallo aurait agi de manière délibérée. Dans ses réquisitions, le parquet a demandé au tribunal de la déclarer coupable et de la condamner à deux ans d’emprisonnement, dont un an assorti de sursis. Le procureur a également requis qu’il soit fait droit aux demandes formulées par la partie civile.
Invitée à présenter sa défense, la prévenue a plaidé pour sa libération.
« Si c’était moi qui avais pris ces objets, je ne serais pas restée à la maison, puisque personne n’y était présent. Il n’y avait personne pour me faire arrêter. Je demande qu’on me pardonne et qu’on me libère », a déclaré Fatoumata Binta Diallo devant le tribunal.
À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, le juge a déclaré les débats clos et a renvoyé l’affaire au 1er juillet 2026 pour le prononcé du verdict.

