Le Tribunal de première instance de Mafanco a entendu, ce lundi 15 juin, Naby Youssouf Camara, poursuivi pour avoir, selon l’accusation, escaladé une concession et s’y être introduit par effraction avant d’emporter divers biens appartenant à la victime, dont une somme de 2 millions Gnf, des habits.
Face au juge, cet homme de 45 ans, marié et père d’un enfant, a reconnu s’être introduit dans le domicile de la victime après avoir forcé l’accès à la concession. Il admet également être à son deuxième vol, tout en contestant avoir emporté l’ensemble des biens dont la disparition lui est reproché.
Revenant sur les circonstances de l’infraction, il a expliqué: « C’est à 6h que je me suis introduit dans la maison, j’ai cassé l’antivol de la fenêtre pour m’introduire dans la maison », a-t-il déclaré.
Toutefois, Naby Youssouf Camara a contesté une partie du perte déclarée par la victime. « J’ai pas pris l’argent et les habits, j’ai juste pris des montres de marque et des bracelets », a-t-il soutenu, avant d’ajouter. « Je reconnais être infiltré dans sa maison et que j’ai été pris chez elle. »
La partie civile a expliqué que les faits se sont produits alors qu’elle s’était absentée après avoir appris le décès de son père. « C’était un samedi. On m’a informé que mon papa est décédé, j’ai fermé la porte et j’ai mis le cadenas parce que j’étais seul avec les enfants (…) », a-t-elle relaté.
Selon elle, le prévenu a profité de son absence pour s’introduire dans le domicile. « On m’a informé que quelqu’un a défoncé ma fenêtre pour entrer et m’a volé. Il a pris l’argent, des abayas, des bassins, des complets et des bijoux », a-t-elle affirmé.
La victime assure qu’au moment de son interpellation, le prévenu détenait encore certains objets lui appartenant. « Quand on l’a vu, il avait certains bijoux en main, notamment trois montres. Le reste des objets volés, je n’ai pas vu », a-t-elle précisé.
L’avocat de la partie civile a sollicité la garantie des intérêts de sa cliente ainsi que la réalisation d’un inventaire des biens dérobés en vue de leur restitution.
Interrogé par la juge sur le coût des objets dérobés, la plaignante a estimé son préjudice à 11 440 000 francs guinéens. Ainsi elle demande au tribunal la restitution de ses biens. « Je veux mes effets, c’est tout ce que je demande », a-t-elle déclaré.
De son côté, le ministère public a requis deux ans d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.
L’affaire a été renvoyée au 13 juillet prochain pour le délibéré.

