L’absence de l’arbitre somalien Oumar Artan au début de la Coupe du monde 2026 continue de susciter des réactions dans le monde du football africain. Désigné parmi les officiels retenus pour la compétition, l’arbitre s’est vu refuser l’accès au territoire américain, l’un des trois pays hôtes du tournoi avec le Canada et le Mexique.
Interrogé par Guinée360, le consultant sportif Thierno Saidou Diakité estime que cette situation soulève des interrogations sur l’accompagnement dont bénéficie le corps arbitral africain au plus haut niveau.
Pour lui, le cas d’Oumar Artan est d’autant plus préoccupant qu’il concerne un officiel reconnu sur le continent. « Nous parlons d’un arbitre africain reconnu, désigné meilleur arbitre de la CAF en 2025. Malgré cela, il s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain en raison d’une décision de l’administration des États-Unis », a-t-il rappelé.
Alors que plusieurs observateurs pointent la responsabilité de la FIFA dans ce dossier, Thierno Saidou Diakité estime que la Confédération africaine de football (CAF) aurait également dû jouer un rôle plus actif.
« Beaucoup critiquent la FIFA, mais je pense que la CAF porte également une part de responsabilité dans ce dossier. D’autant plus que cet arbitre bénéficie d’une reconnaissance internationale importante. Il a notamment été désigné pour officier lors de la Supercoupe entre Crystal Palace et le Paris Saint-Germain », a-t-il souligné.
Le consultant regrette également le manque de mobilisation des instances du football africain autour de cette affaire. « Je trouve regrettable que la CAF et les fédérations africaines n’aient pas davantage réagi pour défendre son cas », a-t-il déclaré.
Invité à préciser s’il considère cette situation comme un manquement au devoir de protection de la CAF envers l’un de ses officiels, Thierno Saidou Diakité préfère évoquer un problème de considération. « Je parlerais surtout d’un manque de considération. Puisqu’il s’agit d’un arbitre africain, la CAF aurait pu se montrer plus active dans la recherche d’une solution », a-t-il estimé.
Selon lui, la présence d’Oumar Artan aux États-Unis était indispensable au regard du dispositif mis en place pour les arbitres retenus pour la compétition. « Sa présence aux États-Unis était indispensable, puisque c’est là que sont organisées les réunions techniques, les conférences d’avant-match et les séances d’harmonisation entre les arbitres retenus pour la compétition », a conclu le consultant sportif.

