Cas des enseignants contractuels et menace de grève : les précisions du porte-parole du SLECG

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L’intégration des enseignants contractuels communaux non retenus, mais ayant subi la pratique des classes, demeure l’un des principaux engagements du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre l’intersyndicale de l’éducation — composée du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), du Syndicat national de l’éducation (SNE) et de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) — et le gouvernement, sous l’égide du Conseil national du dialogue social (CNDS).

Alors que les travaux liés à ce processus ont débuté le 17 avril dernier, leur mise en œuvre effective tarde encore à se concrétiser sur le terrain. Depuis Genève, où il prend part à la 114e session de l’Organisation internationale du travail (OIT), Mohamed Bangoura, chargé de la communication du bureau exécutif du SLECG, a accordé un entretien à Guinee360.com. À moins de 72 heures du lancement des premiers examens nationaux, il a interpellé le gouvernement sur l’urgence d’accélérer le processus.

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«Dans un récent passé, nous sommes montés au créneau pour attirer l’attention du gouvernement sur l’épineuse question du recrutement des enseignants contractuels communaux non retenus. Nous avons reçu plusieurs menaces, plusieurs appels venant de leur part, qui menaçaient de boycotter le déroulement des épreuves de différents examens nationaux », a-t-il déclaré.

Selon le responsable syndical, les multiples échanges engagés au sein des commissions concernées ont permis d’enregistrer des progrès significatifs. «De dialogue en dialogue en tant que membre de la commission des négociations et membre de la commission technique chargée du recrutement de ces enseignants contractuels, nous avons pu trouver un terrain d’entente autour du recrutement de ces enseignants contractuels, conformément au protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 », a-t-il expliqué.

Mohamed Bangoura a également indiqué que les discussions se sont poursuivies en marge de la session de l’OIT à Genève. « Puisque le ministre chargé du travail, de l’emploi et de la protection civile, de la protection sociale, ainsi que le secrétaire général dudit ministère étaient tous présents à Genève pour la 114e session de l’OIT. D’échange en échange, il a été convenu qu’au retour en terre bénie de Guinée, des dispositions allaient être prises afin de permettre le déploiement de membres de la commission technique en charge du recrutement des contractuels sur toute l’étendue du territoire national. Mais très malheureusement, c’est bientôt presque une semaine que le ministre et sa suite ont rejoint Conakry et jusqu’à maintenant, nous n’avons pas de répondant», a-t-il regretté.

« Toutes les anomalies ont été réglées »

Malgré cette lenteur administrative, le SLECG affirme que les préoccupations soulevées par les enseignants contractuels ont été prises en compte. « En tant que défenseur des travailleurs, nous n’avons ménagé aucun effort pour ramener ces jeunes autour de la table de cette commission, et nous leur avons demandé de bien vouloir accepter de continuer le processus. Aujourd’hui, je peux vous dire que tout est fait, tout est fini, toutes les anomalies ont été réglées. La seule chose qui reste à faire, c’est de déployer cette commission sur toute l’étendue du territoire national, afin de se rassurer qu’aucun de ces enseignants contractuels n’a été omis », a affirmé Mohamed Bangoura.

Le syndicaliste n’a toutefois pas caché son mécontentement face à ce qu’il considère comme un manque de réactivité du gouvernement. « Mais à vrai dire, le gouvernement fait la sourde oreille parce que nous avons en face un gouvernement qui prend tout à la légère, et il n’intervient que lorsque les choses pourrissent », a-t-il dénoncé.

À l’approche des premières épreuves de l’examen d’entrée en 7e année, prévues dans moins de 72 heures, le SLECG écarte tout risque de perturbation du calendrier scolaire. « Pour le moment, vu que dans 72 heures, nous allons lancer les premières épreuves de l’examen d’entrée en septième année, je ne pense pas qu’il puisse avoir un risque de grève. L’intersyndicale de l’éducation, plus particulièrement le SLECG, s’est mise dans la posture de privilégier le dialogue, de privilégier toutes les voies autour de la table », a rassuré le responsable syndical.

Dans le même élan, il a appelé les autorités compétentes à agir rapidement afin de finaliser le processus de vérification sur le terrain. «C’est pourquoi nous appelons le ministère en charge du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale à prendre toutes les dispositions nécessaires afin que, très rapidement avant le lancement des épreuves du BEPC, cette mission puisse regagner l’intérieur du pays, afin de procéder à la vérification, à l’identification, mais surtout à la présence effective de ces enseignants contractuels communaux non retenus dans les différentes zones d’affectation», a-t-il plaidé.

Mohamed Bangoura a rappelé que la principale revendication demeure l’application intégrale du protocole d’accord du 3 janvier 2026. «Les principaux points de revendication sont : le respect et l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026, dans lequel est mentionné le recrutement des enseignants contractuels communaux non retenus ayant subi la pratique des classes, la biométrie et tant d’autres choses. Malheureusement, depuis que nous avons commencé ce travail le 17 avril 2026, nous avons constaté qu’il y a un silence total de la part du gouvernement », a-t-il conclu.