Quelques jours après la mobilisation des enseignants contractuels communaux non retenus, qui continuent de réclamer leur intégration à la fonction publique, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Bintou Keïta, a reçu ce lundi les principales fédérations syndicales du secteur. Cette première prise de contact depuis sa nomination a permis aux partenaires sociaux d’exposer plusieurs préoccupations liées aux conditions des enseignants et aux principaux chantiers du système éducatif.
Selon le service de communication du ministère, le dossier des enseignants contractuels communaux a figuré parmi les sujets majeurs des échanges. Les représentants syndicaux ont également évoqué la prise en charge des nouveaux enseignants recrutés ainsi que la signature du statut particulier des enseignants. « Ils ont notamment insisté sur l’engagement des enseignants contractuels, la prise en charge des nouveaux enseignants recrutés ainsi que la signature du statut particulier », rapporte le département.
Les discussions ont aussi porté sur les négociations engagées entre le gouvernement et les acteurs de l’éducation. Les organisations syndicales ont invité la ministre à s’impliquer davantage afin d’accélérer un processus qu’elles estiment trop lent. « Ils ont également appelé la Ministre à accompagner les efforts visant à accélérer le processus des négociations en cours, dont ils déplorent la lenteur », précise le service de communication.
Dans cette dynamique, les fédérations syndicales ont proposé l’instauration d’un cadre permanent de dialogue, à travers des rencontres de concertation à la fin de chaque trimestre. Elles ont également réaffirmé leur volonté de bâtir « un partenariat constructif » avec la nouvelle équipe dirigeante du département.
En réponse, Bintou Keïta a salué cette démarche et réaffirmé sa disponibilité à travailler avec l’ensemble des partenaires sociaux afin de relever les défis du système éducatif. Elle a assuré qu’elle resterait à leur écoute pour favoriser un dialogue constructif.
Si cette première rencontre marque le lancement des échanges entre la nouvelle ministre et les organisations syndicales, la composition des participants n’est pas passée inaperçue.
L’absence de Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), très engagé ces derniers mois en faveur de l’intégration des enseignants contractuels communaux à la fonction publique, a notamment été remarquée, alors que des responsables syndicaux comme Aboubacar Soumah et Kadiatou Bah du SLECG étaient présents.

