En marge d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Hafia Minière pour le lancement de sa campagne en vue des élections législatives du 31 mai 2026, Dansa Kourouma, ancien président du Conseil national de la transition (CNT) et candidat sur la liste nationale de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), a justifié la candidature de plusieurs anciens conseillers nationaux, mettant en avant leur expérience et leur bilan à la tête de l’organe législatif de la transition.
Face aux critiques visant la participation d’anciens membres du CNT aux prochaines élections législatives, Dansa Kourouma a défendu leur légitimité, estimant que leur candidature repose avant tout sur les résultats obtenus durant la transition.
« Posez-nous la question : qu’est-ce que vous avez fait au CNT pour que les membres du CNT soient candidats ? », a-t-il lancé devant la presse, avant d’ajouter : « Il y a cent choses que le CNT a accomplies qu’aucun parlement de Guinée n’a accomplies. »
L’ancien président du CNT a particulièrement insisté sur la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale, qu’il présente comme l’une des réalisations majeures du Conseil national de la transition.
« Depuis 1958, nous sommes indépendants, mais c’est en quatre ans que le siège de l’Assemblée nationale est sorti de terre », a-t-il déclaré, soulignant que le complexe comprend notamment « un hémicycle de 347 places, un bâtiment administratif de 250 bureaux de haut standing et un restaurant cinq étoiles sur trois étages ».
Pour Dr Dansa Kourouma, ces réalisations justifient la volonté de certains conseillers nationaux de poursuivre leur engagement politique au sein de la future Assemblée nationale.
« Les membres du CNT doivent être célébrés pour le travail qu’ils ont accompli. Si l’on pouvait devenir député sans élection, les membres du CNT devraient être choisis et envoyés à l’Assemblée nationale pour y siéger. Mais comme il faut se conformer à la loi et respecter les règles démocratiques, il a fallu qu’un parti politique me présente », a-t-il expliqué.
Dans son intervention, le candidat de l’UMP a également défendu une gouvernance fondée sur l’expérience plutôt que sur « l’apprentissage politique ».
« Les pays les plus stables au monde sont des pays confiés à des personnes expérimentées et non à des stagiaires », a-t-il soutenu, avant d’ajouter : « Le Parlement n’est pas un centre d’apprentissage. On n’apprend pas la politique à l’Assemblée. On n’apprend pas la gouvernance à l’Assemblée. »
Selon lui, les futurs députés doivent être immédiatement capables d’examiner les textes de loi et de traiter les enjeux institutionnels sans période d’adaptation.
À travers cette prise de parole, Dansa Kourouma assume ainsi une campagne axée sur la continuité, l’expérience institutionnelle et la valorisation du bilan du CNT.

