Rapatriement des étrangers : la Guinée et la Sierra Leone frôlent un incident diplomatique

2 min de lecture
Mamadi Doumbouya et Maada Bio

Le démantèlement des zones criminogènes dans le Grand Conakry, initié par le parquet général, a conduit à l’arrestation de plusieurs étrangers, principalement des Sierra-Léonais, qui ont été rapatriés dans leur pays.

Suspectées de se livrer à des activités considérées comme une menace pour la sécurité de la Guinée, plus de 200 personnes “présumées sierra-léonaises”, ont été embarquées dans des camions de l’armée et transportées au poste frontière de Gbalamuya, dans le district de Kambia, le mardi 10 décembre 2024.

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Toutefois, Freetown déplore qu’ “aucun préavis de cette action n’a été donné aux autorités sierra-léonaises, que ce soit à la frontière de Gbalamuya ou à l’ambassade de la Sierra Leone à Conakry”, a indiqué la police sierra léonaise dans un communiqué

Fermeture de la frontière

Incertaine sur la nationalité des individus rapatriés, la sécurité sierra léonaise à la frontière a refusé l’entrée, intimé à la Guinée de suivre les protocoles établis pour le rapatriement des étrangers. “Cela a donné lieu à une brève confrontation le mercredi 11 décembre, au cours de laquelle la frontière a été temporairement fermée”, a précisé le communiqué.

Face à l’intransigeance de son voisin, la Guinée a finalement obéi à la procédure en émettant “une notification officielle concernant le rapatriement prévu”.

“Les personnes sont maintenant soumises à des examens de santé et de sécurité pour confirmer leur identité. S’ils sont vérifiés comme sierra-léonais, ils seront réintégrés avec leurs familles dans tout le pays. La frontière a rouvert et les opérations normales ont repris”, a fait savoir Freetown.