À l’occasion de la célébration de la Journée africaine de l’état civil, de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil, l’officier délégué de l’état civil de la commune de Ratoma, Amadou Konia Camara, a présenté le bilan des faits d’état civil enregistrés depuis le début de l’année 2026.
Selon les données communiquées par le responsable, 1 500 mariages, 4 500 naissances et 150 décès ont été enregistrés au niveau de la commune de Ratoma depuis janvier 2026.
« Les statistiques dont nous disposons à date font état de 1 500 célébrations de mariages. Nous avons également enregistré 4 500 naissances. En ce qui concerne les décès, nous comptons 150 cas enregistrés depuis janvier 2026 », a déclaré Amadou Konia Camara.
Poursuivant son intervention, le responsable de l’état civil de Ratoma a insisté sur l’importance, pour les citoyens, de faire enregistrer systématiquement les différents faits d’état civil.
« Le conseil que j’ai à donner aux citoyens, c’est de les encourager à s’enregistrer. Je demande à tout le monde de venir enregistrer les faits d’état civil au centre d’état civil et d’identification des communes. Cet appel s’adresse particulièrement aux populations de Ratoma, mais également, de manière générale, à l’ensemble de la population guinéenne. Il ne faut pas négliger l’enregistrement des faits d’état civil », a-t-il lancé.
Selon Amadou Konia Camara, l’enregistrement des naissances, des mariages et des décès constitue également un outil essentiel pour la planification et la mise en œuvre des politiques publiques.
L’officier délégué de l’état civil rappelle notamment que l’enregistrement d’une naissance permet à l’enfant de bénéficier de son premier droit : disposer d’un acte de naissance. « Si vous n’enregistrez pas un enfant dans les délais prescrits par la loi, vous le privez de son premier droit, qui est celui d’avoir son acte de naissance», a-t-il expliqué.
Il a également attiré l’attention des citoyens sur la nécessité de faire enregistrer officiellement les mariages célébrés dans les lieux de culte. « Il y a des couples qui vont célébrer leur union à la mosquée ou à l’église. Pour eux, le document qui leur est remis signifie que leur mariage est célébré. Or, tant que cette célébration ne fait pas l’objet d’un acte d’état civil, elle ne peut pas produire les mêmes effets juridiques », a-t-il souligné.
Concernant les décès, Amadou Konia Camara déplore également le faible réflexe d’enregistrement dans certaines familles. « Les gens disent souvent : “Mon parent est décédé et il n’a rien laissé”, ou pour diverses raisons, ils ne procèdent pas à son enregistrement. Or, l’enregistrement des décès est très important dans le cadre de la planification », a-t-il conclu.

