Boubacar Diallo, mécanicien de profession, a été fixé sur son sort ce mardi 6 octobre 2026 par le Tribunal de première instance de Dixinn. Poursuivi pour le vol à la tire d’un sac contenant notamment un ordinateur et plusieurs effets personnels, il a finalement été reconnu coupable et condamné à une peine d’un an d’emprisonnement assortie du sursis, ainsi qu’à une amende d’un million de francs guinéens.
Détenu depuis le 22 septembre dernier, le prévenu était accusé d’avoir arraché le sac de Gaston Cécé Loua dans le quartier Yembeya, à Lambanyi. D’après l’accusation, la victime se trouvait sur une moto lorsqu’elle s’est arrêtée au bord de la route pour acheter de la viande. C’est à ce moment que Boubacar Diallo aurait, avec l’aide d’un autre motard, emporté son sac avant de prendre la fuite.
La scène aurait toutefois rapidement tourné à la poursuite. Des personnes présentes sur les lieux se seraient lancées aux trousses des deux hommes, permettant finalement l’interpellation du mécanicien.
À la barre, Boubacar Diallo a donné une version bien différente. Il a nié avoir volontairement arraché le sac, expliquant que celui-ci se serait retrouvé accroché à son bras par accident alors qu’il circulait à moto.
« J’étais sur une moto. Nous sommes allés jusqu’au quartier Yembeya. En voulant éviter un autre motard, le sac de Gaston Cécé Loua s’est accroché sur mon bras. Quand le sac s’est accroché sur moi, le motard ne s’est pas arrêté. Il a continué à filer. J’ai dit au motard de s’arrêter mais il n’a pas accepté. Finalement, nous avons été pourchassés et j’ai été arrêté par la clameur publique. Les gens ont failli me lyncher sur place. Pour sauver ma tête, je suis allé me réfugier dans un garage mécanique jusqu’à ce que les agents viennent m’interpeller », a-t-il expliqué.
Cette explication n’a pas convaincu le ministère public. À l’audience, le parquet, représenté par Kanfa Oularé, a demandé au tribunal de retenir la culpabilité du prévenu, tout en insistant sur la fréquence des vols à la tire dans la capitale.
« Le vol à la tire est devenu très répandu à Conakry. C’est un système tristement célèbre. Ce n’est pas un acte isolé, c’est un phénomène de tous les jours », a-t-il déclaré.
Le ministère public avait requis deux ans d’emprisonnement, dont un an assorti du sursis, ainsi qu’une amende de cinq millions de francs guinéens.
Après délibération, le Tribunal de première instance de Dixinn a finalement déclaré Boubacar Diallo coupable. Le mécanicien écope d’un an d’emprisonnement assorti du sursis et d’une amende d’un million de francs guinéens.

