« Une perspective de reconstruction personnelle » : le ministre de la Justice explique le parcours des 217 graciés

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Après l’arrêté conjoint publié avec le ministère de la Défense nationale, le ministère de la Justice et des Droits de l’homme revient sur les modalités du stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion imposé aux 217 personnes récemment graciées par le président Mamadi Doumbouya.

Dans un communiqué signé par sa secrétaire générale, le département dirigé par Ibrahima Sory 2 Tounkara rappelle que, selon l’article 2 du décret, le bénéfice de la grâce présidentielle est soumis à l’accomplissement d’un stage de 45 jours.

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Pour le ministère, cette mesure « est l’ expression de la volonté de Monsieur le Président de la République d’associer la clémence à une démarche de responsabilisation et d’accompagnement. Elle offre aux personnes concernées une perspective de reconstruction personnelle et de retour à la vie sociale, dans le respect de la loi, des droits d’autrui et des exigences de sécurité publique. »

Le département de la Justice insiste par ailleurs sur la vocation du stage, qui « poursuit une finalité civique, éducative et sociale. Il vise à renforcer la connaissance des droits et des devoirs ainsi que le respect des institutions, à prévenir la récidive et à préparer le retour des personnes concernées à la vie familiale, sociale et professionnelle. A travers cette démarche, l’État donne à la clémence présidentielle une traduction concrète: accompagner la réinsertion, prévenir la récidive et contribuer durablement à la paix sociale et à la sécurité de tous. »

Autrement dit, la grâce présidentielle ne signifie pas simplement l’arrêt de l’exécution de la peine. Pour les 217 bénéficiaires, elle s’accompagne d’un encadrement destiné à préparer leur retour dans la société, avec l’objectif de faciliter leur réinsertion et de limiter les risques de récidive.