Après la succession de changements à la tête de plusieurs sélections africaines, le consultant sportif guinéen Thierno Saïdou Diakité livre son analyse. Selon lui, ces départs illustrent la forte pression qui pèse sur les entraîneurs, souvent jugés à l’aune des résultats.
Lors d’un entretien accordé à Guinée360, le consultant sportif guinéen Thierno Saïdou Diakité s’est prononcé sur la vague de départs enregistrée ces dernières semaines à la tête de plusieurs sélections africaines.
Après leur participation à la dernière Coupe du monde disputée aux États-Unis, au Mexique et au Canada, plusieurs équipes nationales ont connu des changements sur leurs bancs techniques.
Après le Sénégal, le Maroc et la Tunisie, la Côte d’Ivoire a également décidé de mettre fin à sa collaboration avec Emerse Faé, avant de confier les rênes de sa sélection au technicien français Hervé Jean-Marie Roger Renard.
Pour Thierno Saïdou Diakité, cette succession de changements n’est pas surprenante. Elle traduit, selon lui, l’une des réalités du métier d’entraîneur, soumis à une forte exigence de résultats. « La fonction d’entraîneur est très ingrate. Tant qu’il y a des résultats, l’entraîneur est adulé, mais lorsque les défaites s’enchaînent, il est remercié », a rappelé le consultant sportif.
Évoquant la nomination d’Hervé Renard à la tête des Éléphants de Côte d’Ivoire, Thierno Saïdou Diakité estime que ce choix s’explique notamment par l’expérience du technicien français avec cette sélection. « Il avait conduit en 2015 les Éléphants de Côte d’Ivoire au sacre continental », a-t-il rappelé.
Selon lui, ce précédent succès a certainement pesé dans la décision de la fédération ivoirienne de football (FIF) malgré la présence de plusieurs autres candidats. « Je pense que cette performance a beaucoup pesé dans le choix du technicien français, puisqu’il y avait plusieurs candidats », a expliqué Thierno Saïdou Diakité.

