À l’occasion de la première séance plénière de l’Assemblée nationale, tenue ce lundi 3 août 2026, quelques semaines après l’installation de la première législature de la Ve République, le président de l’institution, Dansa Kourouma, a livré un discours empreint de fermeté et de pédagogie à l’endroit des députés. Loin des discours protocolaires, il a rappelé les responsabilités qui incombent aux élus et fixé les exigences qui devront guider leur mandat.
Dès les premières minutes de son intervention, le président de l’Assemblée nationale a tenu à dissiper toute ambiguïté sur la nature de la fonction parlementaire. « Nous n’avons pas été élus pour occuper les sièges. Nous avons été élus pour exercer une mission. Une mission exaltante et exigeante », a-t-il lancé devant les députés réunis en plénière.
Pour Dansa Kourouma, le mandat parlementaire ne saurait être assimilé à un privilège ou à un simple statut. Il constitue avant tout une responsabilité confiée par le peuple. « Ces sièges ne sont pas des privilèges, ils sont en réalité une responsabilité qui pèse sur nos épaules chaque jour et chaque instant. Ils ne nous appartiennent pas, ils appartiennent symboliquement au peuple souverain de Guinée qui nous les a confiés », a-t-il insisté.
Le président de l’Assemblée nationale a également invité les députés à privilégier la qualité du travail législatif plutôt qu’une logique de performance quantitative. Selon lui, l’efficacité d’une législature ne se mesure pas au nombre de lois votées, mais à leur impact concret sur la vie des citoyens.
« Une législature ne se juge pas seulement au nombre de textes adoptés. Elle se juge à la qualité du travail accompli, à la pertinence des lois votées, à la rigueur du contrôle exercé sur l’action publique, à la capacité des représentants du peuple à porter les préoccupations de la Nation et, plus encore, à la confiance qu’ils parviennent à construire entre l’institution parlementaire et les citoyens », a-t-il déclaré.
Ce passage du discours traduit la volonté affichée de faire du Parlement une institution davantage tournée vers les résultats que vers la production massive de textes législatifs.
Poursuivant son intervention, Dansa Kourouma a lancé un appel à un changement de comportement au sein de l’hémicycle. Il a exhorté les députés à dépasser les considérations personnelles et les postures politiques pour se consacrer pleinement aux attentes des populations.
« Le peuple de Guinée attend de nous une Assemblée nationale forte, intègre, responsable, moderne, utile et portée par une démarche collective », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Il attend de nous moins de postures, mais davantage de travail. Moins de bruit, davantage de résultats. Moins de personnalisation, davantage de hauteur institutionnelle. »
À travers ces propos, le président du Parlement appelle les élus à inscrire leur action dans une dynamique collective, fondée sur le travail, l’efficacité et le sens de l’intérêt général.

