Décharge de Dar-Es-Salam : Bah Oury place l’amélioration des conditions de vie au cœur de la modernisation

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La modernisation de la Guinée doit se ressentir dans le quotidien des citoyens, notamment à travers un environnement sain et un meilleur accès aux services publics. C’est le message défendu par le Premier ministre, Bah Oury, ce lundi 2 novembre 2026, lors du lancement du projet de réhabilitation environnementale de la décharge de Dar-Es-Salam, à Conakry.

Devant les autorités et les populations présentes, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de faire de la salubrité urbaine une priorité. Il a notamment évoqué la protection des riverains, la prévention des risques environnementaux et l’amélioration du système de gestion des déchets. Autant de défis qui, selon lui, nécessitent une meilleure coordination entre les administrations, les collectivités locales et les communautés.

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« La modernisation de la Guinée doit améliorer les conditions d’existence de nos concitoyens. La santé et le bien-être commencent aussi par un quartier salubre, un habitat protégé et des services publics réguliers », a-t-il déclaré.

Pour Bah Oury, la question de l’assainissement ne doit pas être abordée uniquement sous l’angle de la gestion des ordures. Elle touche directement à la santé et à la sécurité des populations, quelle que soit leur condition sociale. À Conakry, cela suppose notamment une organisation plus efficace de la collecte, du transport et du traitement des déchets, ainsi que des installations adaptées pour protéger les communautés vivant à proximité des décharges.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’anticiper les risques liés à l’aménagement urbain et de mieux prendre en compte les préoccupations des habitants. Les alertes des populations, a-t-il souligné, doivent pouvoir recevoir des réponses rapides de la part des autorités.

Concernant particulièrement le site de Dar-Es-Salam, il a appelé à une vigilance accrue tout au long des opérations de réhabilitation. La stabilité du terrain, la gestion des eaux polluées et les émissions de gaz font partie des points qui nécessitent une attention particulière. La sécurité des travailleurs et des populations riveraines doit rester au centre des interventions. Quant à l’utilisation future des espaces réaménagés, elle devra attendre les vérifications des services compétents.

Bah Oury a par ailleurs annoncé qu’il suivrait personnellement l’évolution du projet, en collaboration avec le ministre de l’Assainissement. Il a insisté sur la nécessité pour les administrations concernées de veiller au bon déroulement des travaux, mais aussi à la préservation des résultats obtenus.

Le chef du gouvernement a également tenu à associer les habitants de Dar-Es-Salam et des quartiers voisins à cette démarche. Leur connaissance du site et les difficultés auxquelles ils sont confrontés doivent, selon lui, être prises en compte dans les décisions.
« Votre connaissance de ce lieu doit éclairer les interventions. Vous devez être régulièrement informés et pouvoir faire entendre vos préoccupations », a-t-il indiqué.

Autre point abordé : la situation des familles qui pourraient subir les conséquences des mesures de protection, notamment à travers la perte de leur logement ou de leurs moyens de subsistance. Sur ce volet, le Premier ministre a assuré que le gouvernement veillerait à mettre en place un accompagnement adapté.

Mais les autorités ne pourront pas relever seules le défi de l’assainissement. Bah Oury a aussi appelé les populations à respecter les périmètres de sécurité et à préserver les aménagements réalisés. De leur côté, les pouvoirs publics devront garantir des services réguliers et efficaces afin de limiter les dépôts anarchiques d’ordures. « Les enfants de Dar es Salam doivent pouvoir grandir en connaissant l’histoire de ce lieu sans en subir à leur tour les dangers », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a enfin réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les actions engagées sous l’autorité du président Mamadi Doumbouya. Il a rappelé que la réussite de cette politique se jugera avant tout à ses résultats sur le terrain : un cadre de vie plus sain, des populations mieux protégées et une amélioration durable de leurs conditions d’existence.