Sierra Leone : cinq Guinéens arrêtés pour escroquerie et trafic illicite de migrants

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La Direction générale de la Police nationale (DGPN) a annoncé le démantèlement d’un réseau criminel présumé impliqué dans des faits d’escroquerie, de traite des êtres humains, de trafic illicite de migrants ainsi que d’usurpation de titres et de fonctions. L’opération, menée en collaboration avec les autorités sierra-léonaises, a conduit à l’interpellation de cinq ressortissants guinéens.

Selon la police, l’enquête a été ouverte à la suite de « de nombreuses plaintes de familles guinéennes » et sur instruction du procureur général près la Cour d’appel de Conakry.

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Dans un communiqué, la DGPN indique que l’opération conjointe conduite par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à travers le Bureau central national (BCN) Interpol Conakry, en coordination avec le BCN Interpol Freetown, a permis « l’interpellation des nommés Mohamed Lamine Camara alias Tamiso, Abdoul Camara, Ibrahima Sylla, Peter H. Condé, tous de nationalité guinéenne, membres d’un réseau installé dans une villa à Makeni en Sierra Leone frauduleusement présentée comme une ambassade de Guinée ».

La police précise également que « le même jour, Alpha Oumar Diallo a été interpellé à Freetown pour des faits d’escroquerie portant sur 49 millions de francs guinéens ».

Les cinq suspects ont ensuite été remis aux autorités guinéennes. Selon la DGPN, « le 27 juin 2026, ces cinq mis en cause ont fait l’objet d’une remise simplifiée de police à police à la frontière de Pamelap conformément aux accords d’Accra de 2003 avant d’être placés en garde à vue à la DCPJ ».

Les premières investigations révèlent par ailleurs que « ces individus utilisaient les activités de la société Infinity Millennium Cunet comme couverture pour recruter et extorquer des fonds à des jeunes Guinéens désireux d’immigrer ».

La Direction générale de la Police nationale souligne enfin que les mis en cause pourraient être poursuivis pour « association de malfaiteurs, escroquerie, traite des êtres humains, trafic illicite de migrants et usurpation de titres et de fonctions », conformément aux dispositions du Code pénal guinéen.