Après le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont officiellement engagé leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Selon RFI, les deux pays ont adressé, le 24 juin, une lettre au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a pris acte de cette décision le 30 juin 2026.
Cette démarche concrétise une décision annoncée en septembre dernier par les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les trois pays avaient alors exprimé leur volonté de quitter la CPI et de mettre en place une juridiction propre au Sahel.
Selon RFI, dans leur courrier, Bamako et Ouagadougou dénoncent une Cour qu’ils jugent « instrumentalisée à des fins politiques », estimant qu’elle manque « d’impartialité et d’objectivité » et qu’elle politise les questions liées aux droits humains.
Conformément au Statut de Rome, le retrait du Mali et du Burkina Faso ne prendra toutefois effet que le 24 juin 2027. Jusqu’à cette échéance, les deux États, tout comme le Niger, demeurent tenus de coopérer avec la CPI, tandis que les procédures déjà engagées se poursuivront normalement.
C’est ce qu’a rappelé Me Xavier-Jean Keita, ancien conseil principal de la défense à la CPI. « tant que le retrait des trois pays n’est pas effectif, toutes les affaires en cours continuent comme si de rien n’était », a-t-il indiqué à RFI.

