Un important stock de chichas et d’accessoires a été découvert par la police dans un immeuble en construction à Dixinn Bora, à Conakry. L’opération, menée avec la direction centrale de l’Office anti-drogue, a permis de saisir une quantité de marchandises estimée à l’équivalent d’un conteneur de 40 pieds. Le propriétaire présumé du stock, lui, reste introuvable.
Selon Mohamed Doré, commissaire divisionnaire de police et commissaire central adjoint de Dixinn, l’alerte a été donnée vendredi, aux environs de 17 heures, après la découverte d’une importante quantité de matériel destiné à la chicha.
« C’était le vendredi aux environs de 17 heures, quand j’ai eu l’information à travers les collègues de C.M.S. numéro 1 de la découverte d’une quantité importante, je dis bien une quantité très importante de chichas et de ses matériels », a-t-il expliqué.
Une équipe composée d’agents du commissariat central et de la direction centrale de l’Office anti-drogue a ensuite été mobilisée. Le procureur a été informé avant que les policiers ne se rendent sur place.
Dans cet immeuble d’un étage encore en construction, les agents ont découvert le stock entreposé dans les locaux. Deux magasins étaient déjà scellés au moment de leur intervention, selon le commissaire adjoint.
Les premières informations recueillies sur place orientent les enquêteurs vers un certain Thierno Bah, qui aurait loué un magasin dans le bâtiment pour y entreposer les marchandises. Le propriétaire de l’immeuble, âgé d’un peu plus de 80 ans, aurait affirmé ne pas connaître la nature des produits stockés.
« Mais bon, comme c’est un immeuble en construction, nous n’avons pas pu trouver le propriétaire des produits sur place, mais plutôt le propriétaire de l’immeuble », a précisé Mohamed Doré.
L’ampleur de la saisie a nécessité l’intervention des services judiciaires pour procéder à une évaluation. D’après le responsable de la police, la quantité découverte correspondrait à environ 4 000 cartons de chichas et d’accessoires, soit le volume d’un conteneur de 40 pieds.
Le stock comprend notamment des machines à chicha, du charbon et des arômes, a-t-il indiqué.
Les investigations se poursuivent sous la supervision du procureur. Les enquêteurs cherchent notamment à retrouver le propriétaire présumé des marchandises et à établir les circonstances dans lesquelles elles ont été entreposées.
« Aujourd’hui, l’enquête suit son cours et que nous sommes en train de mettre tout en œuvre pour interpeller le propriétaire qui est pour le moment introuvable », a conclu Mohamed Doré.

