Après plusieurs mois de suspension au titre du repos biologique, les activités de coupe et de transport de bois reprennent officiellement en Guinée à compter du 1er octobre 2026.
Le ministère de l’Environnement et du Développement durable rappelle toutefois que cette reprise reste soumise à des conditions strictes et au contrôle de l’administration forestière.
Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la fin de la période de repos biologique ayant entraîné la suspension des activités de coupe et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Selon le communiqué du département dirigé par Fassou Théa, la suspension prend fin le 30 septembre 2026, permettant la reprise des activités à partir du 1er octobre 2026.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du Code forestier de la République de Guinée, notamment la loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017, ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.
Une reprise encadrée par l’administration
Le ministère précise cependant que la fin de la suspension ne signifie pas une autorisation générale d’exploiter les ressources forestières.
« La levée de la suspension des activités de coupe et de transport de bois prend effet à compter du 1er octobre 2026 sur toute l’étendue du territoire national. »
Mais cette reprise demeure soumise à plusieurs conditions. Seuls les exploitants forestiers artisanaux régulièrement agréés, disposant d’une carte professionnelle en cours de validité et ayant signé un cahier des charges environnemental, sont autorisés à exercer l’exploitation forestière artisanale conformément à la réglementation.
Toute opération de coupe devra également être précédée de l’obtention des autorisations et permis requis.
Le ministère rappelle que les produits forestiers issus de l’exploitation doivent être transportés avec les documents réglementaires exigés et dans le respect des prescriptions de l’administration forestière.
Les exploitants devront par ailleurs respecter les règles d’exploitation forestière à faible impact, les prescriptions techniques, les quotas ainsi que les autres conditions fixées par les services compétents.
La réglementation concerne également la traçabilité des produits. Les bois exploités, transportés ou commercialisés devront être régulièrement déclarés et soumis aux opérations de contrôle et de suivi des services habilités.
La reprise des activités ne concerne pas de manière automatique les espaces bénéficiant d’un régime particulier de protection.
Le ministère souligne que toute exploitation dans les forêts classées, les aires protégées, les zones à vocation particulière ou autres espaces protégés reste soumise aux autorisations et prescriptions spécifiques prévues par la législation. « La levée de cette suspension ne constitue pas une autorisation générale ou automatique d’exploitation », insiste le ministère.
Les services déconcentrés du ministère de l’Environnement et du Développement durable, en collaboration avec les autres services habilités, sont chargés d’assurer le contrôle des opérations de coupe, de transport et de commercialisation des produits forestiers.
La mesure concerne notamment les gouverneurs, préfets, sous-préfets et maires, mais aussi les services forestiers, les responsables de l’Office guinéen du bois, les unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, la Gendarmerie environnementale, les acteurs de la filière bois et les responsables des débarcadères.
Des sanctions en cas d’infraction
Le ministère prévient enfin que les acteurs qui ne respecteront pas les dispositions légales et réglementaires s’exposent à des sanctions administratives, civiles et pénales.
Ces mesures peuvent, selon les cas, être accompagnées de la saisie et de la confiscation des produits forestiers et du matériel concernés.
À travers cette reprise encadrée, le département de l’Environnement appelle les exploitants, transporteurs, commerçants, collectivités et populations riveraines à faire preuve de responsabilité et à contribuer à la lutte contre l’exploitation illégale ainsi qu’à la préservation du patrimoine forestier guinéen.

