« Malgré l’absence de courant, les factures n’ont jamais connu une diminution » : M’Bany Sidibé critique la gestion d’EDG

3 min de lecture

La desserte en électricité continue de susciter des préoccupations chez les consommateurs guinéens, confrontés à des coupures récurrentes en cette période d’étiage. Pour M’Bany Sidibé, président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée (UDCG), les difficultés actuelles ne s’expliquent pas uniquement par la baisse de la production hydroélectrique. Il met également en cause la gestion d’Electricité de Guinée (EDG), sa communication et sa politique commerciale.

M’Bany Sidibé dénonce notamment le niveau des factures, qu’il juge disproportionné au regard de la qualité de la desserte. « Malgré qu’il n’y a pas de courant depuis un certain temps, mais les factures n’ont jamais connu une diminution », déplore-t-il, affirmant avoir été interpellé par plusieurs consommateurs sur cette situation.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Selon lui, les difficultés actuelles révèlent également des problèmes de gestion et d’anticipation. Il estime que les installations thermiques devraient pouvoir prendre le relais lorsque la production hydroélectrique baisse. « EDG est victime aujourd’hui d’une gestion opaque, d’un manque de vision et de réforme », regrette-t-il.

Le président de l’UDCG pointe également le déficit de communication autour des coupures. Il reproche à EDG d’avoir donné différentes explications au fil du temps sans fournir, selon lui, suffisamment de visibilité aux consommateurs. « EDG a fait des communications biaisées. Dans le temps, ils disaient que c’est des arrêts de routine. Aujourd’hui, maintenant, c’est pour dire qu’il n’y a pas eu d’eau dans les barrages », soutient-il. Il réclame notamment une programmation plus claire des coupures et du rétablissement du courant.

Pour M’Bany Sidibé, la réponse passe par une réforme en profondeur de la gestion du secteur, notamment sur le volet commercial. L’UDCG demande entre autres une meilleure identification des abonnés et une révision du prix du kilowatter. «Nous demandons la personnalisation de l’abonnement et une révision du prix du kilowatter », plaide-t-il.

Alors que les besoins des ménages ont évolué avec la multiplication des équipements électriques, il estime également que la hausse de la demande doit être mieux anticipée.

Pour lui, l’augmentation de la consommation doit s’accompagner d’une hausse de l’offre et d’une meilleure planification des capacités de production. « Il doit y avoir une vision globale de la gestion de l’électricité », insiste M’Bany Sidibé.