Le déménagement de l’hôpital Ignace-Deen a été marqué par la disparition de certains équipements du Laboratoire national de référence des mycobactéries. Parmi eux, un autoclave utilisé dans le processus du diagnostic de la tuberculose et des accessoires du réfrigérateur à -80 °C qui sert à conserver des souches bactériennes utilisées pour d’autres études ont également disparu.
Dr Boubacar Bah, médecin pneumo-phtisiologue au service de pneumo-phtisiologie de l’Hôpital national Ignace-Deen, alerte sur la disparition de cet équipement et surtout le risque liés à sa manipulation. « Le laboratoire de référence de mycobactéries dispose de deux appareils autoclaves où se fait le diagnostic de la tuberculose. C’est un appareil qui sert à décontaminer les cultures, la verrerie et les déchets biologiques, pour pouvoir réaliser le diagnostic de la tuberculose. On les utilisait au laboratoire. Manipuler cet appareil est un risque que certaines personnes se contaminent et contaminent les autres », a-t-il expliqué.
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Selon Dr Boubacar Bah, la disparition a été constatée au lendemain du déménagement. « Tous les équipements étaient là. Ils ont démonté ce qu’ils pouvaient démonter. Ce qu’ils ne pouvaient pas démonter, parce qu’ils avaient des risques, il fallait faire venir des techniciens du Bénin pour qu’ils viennent décontaminer les autres appareils, notamment pour pouvoir déplacer et puis réinstaller dans le nouveau site. Donc c’est le lendemain qu’on a constaté l’absence de l’appareil », précise le Dr Bah.

En plus de cet autoclave, le médecin signale également la disparition d’autres éléments du laboratoire. « Ils ont arraché les accessoires du frigidaire à -80 °C. Ce réfrigérateur sert à conserver des souches qui provoquent la tuberculose sont conservées là-bas pour d’autres études », a-t- indiqué.
Dr Boubacar Bah affirme également s’être rendu dans le nouveau local du laboratoire pour vérifier si l’autoclave y avait été transféré. « Aujourd’hui, je suis parti fouiller, voir le laboratoire, le local, le nouveau local qui nous a été attribué pour le laboratoire. J’ai parlé avec les laborantins, ils ont dit qu’ils n’avaient pas retrouvé l’appareil dans le local », a-t-il affirmé.
Concernant la valeur de l’autoclave disparu, le Dr Bah affirme ne pas connaître son prix exact. « Je ne connais pas exactement le prix de l’appareil, parce que c’est l’un des appareils qui a été utilisé depuis que le laboratoire est là-bas », dit-il.
Face au risque que représente la manipulation de cet équipement, le médecin appelle appelle à sa restitution. « Ceux qui l’ont pris risquent d’être contaminés ainsi que leurs proches par des bactéries de la tuberculose. Donc il faut ramener l’appareil, tout simplement. Ils peuvent déposer quelque part pour qu’on puisse le récupérer », lance-t-il, avant de prévenir. « S’il ne le restitue pas, le risque est terrible », a-t-il lancé.

