Les Bissau-Guinéens votent ce dimanche 30 août 2026 pour ou contre une nouvelle Constitution proposée par les autorités de transition. À la mi-journée, le vote se poursuit dans les différents bureaux, ouverts depuis 7h TU sur l’ensemble du territoire. Le scrutin constitue une étape importante avant les élections générales annoncées pour le 6 décembre prochain.
Le projet soumis au vote prévoit un changement majeur dans l’organisation du pouvoir. Il fait évoluer le pays d’un régime semi-parlementaire vers un régime présidentiel renforcé. Le président pourra notamment nommer et révoquer le Premier ministre, présider le Conseil des ministres et dissoudre l’Assemblée nationale. Le nombre de députés passerait de 102 à 65, tandis que les districts seraient réduits de 29 à 12, officiellement pour réduire les dépenses publiques.
Le texte durcit également les conditions de candidature à la présidentielle. Une caution de 50 millions de francs CFA est prévue pour les candidats, tandis que les partis devront réunir au moins 5 000 signatures de leurs membres, dont 300 par région.
Mais cette réforme est contestée par l’opposition et une partie de la société civile. Le PAIGC, parti historique du pays, appelle notamment au boycott du scrutin. Il dénonce un référendum organisé par un pouvoir de transition non élu et un « contexte de restriction des libertés publiques », marqué notamment par la fermeture de sièges de partis et des restrictions liées à la campagne.
Selon RFI, le vote doit se poursuivre jusqu’à 17h TU. Les électeurs doivent se prononcer par « oui » ou par « non » sur l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution.

